Beauté·Culture·Introspection·Lifestyle·Mode·Pop culture·Société

La fenêtre et le vitrail

Écrire sur les tenues de Daphné Bridgerton, en particulier sur la taille Empire de ses robes, m’a fait réaliser à quel point je suis fatiguée des héroïnes graciles et délicates.

Qu’une héroïne ait des failles morales, émotionnelles, aucun souci, ça les rend réalistes et authentiques. Qu’il y ait des actrices menues, maigres, fines, au casting, pas de problème.

Mais j’en ai assez que ce soit toujours la jeune fille la plus menue, dont la délicatesse est soulignée par les costumiers de la série dont elle est le personnage principal, qui soit qualifiée de « flawless », sans défaut -comme si la perfection était corrélée à l’extrême minceur, tandis que celles qui serviront -par contraste- à mettre sa beauté en valeur par leur morphologie plus banale, soient carrément désignées de « truies en peine », parce qu’elles ne sont pas menues comme des roseaux -le fait que leur disgrâce soit due à un supposé embonpoint (ou plutôt, un manque de finesse) est souligné par le fait que ce surnom leur soit infligé pendant qu’elles subissent un laçage impitoyable de leur corset (la scène est plutôt inexacte sur le plan historique, mais elle montre à quel point leur beauté et leur « valeur de jeune fille à marier » est liée à leur tour de taille).

Le même épisode (La Saga des Bridgerton, épisode 1) se conclut sur le dos de Daphné, meurtri par son corset, que sa mère regarde d’un œil sévère.

Certes. Certes, cette série ne cesse de souligner combien les critères de beauté sont contraignants et misogynes. Mais cette série n’offre une fin heureuse qu’aux filles menues (même enceintes -oui, Marina, je parle de toi- dans cet univers, on peut rester mince tout en étant enceinte, ce qui rend la femme enceinte assez « belle » pour être toujours mariable).

Si vous ne faites pas du 36, si on ne voit pas vos clavicules, ou si vous êtes râblée et gauches (ça ne vous rappelle pas les demi-sœurs de Cendrillon ? Eh oui, on n’a pas avancé depuis Perrault), vous êtes foutue.

Des « truies désespérées », vraiment ? Je ne crois pas.

Objet des quolibets de la Cour où tout est spectacle, objet de déception de vos parents pour lesquels vous êtes un échec et un fardeau financier, les séries Netflix vous disent que vous n’êtes valables que si vous êtes menue. Pénélope est la copine sympa, et ses soeurs font tapisserie, parce qu’elles ont la disgrâce d’être des « truies désespérées », d’après les dires mêmes de l’une d’entre elles.

Je n’en peux plus de voir des séries où les héroïnes présentées comme intéressantes, désirables, sexy, auxquelles les spectatrices sont supposées s’identifier, et dont tous les hommes sont épris, soient des jeunes femmes aux corps si longilignes que pratiquement aucune spectatrice ne pourra s’y identifier. Les héroïnes de Siempre Bruja, Riverdale, Chilling Adventures of Sabrina, Bridgerton, La Révolution, Locke and Key, Ares, Enola Holmes, Stranger Things, Reality High, Greenhouse Academy, Emily in Paris... Est-ce qu’il n’y a qu’aux femmes en-dessous de la taille 40 et de moins de 30 ans, qu’il arrive des aventures romanesques, extraordinaires, des passions brûlantes, des missions héroïques ?

Non.

Est-ce qu’il n’y a qu’un seul type de corps, menu mais galbé, jeune, glabre mais à la crinière dense, musclé mais gracile, auquel la beauté est donnée ?

Non.

Est-ce qu’il n’y a qu’un seul type de corps capable d’accomplir des exploits, de rendre les coups, de se dépasser, de résister, de changer le monde ?

Non.

Pourquoi Netflix propose des séries au message qui se veut féministe, mais qui continuent de reproduire encore et toujours le même cliché ? Pourquoi Netflix, si investi et actif sur les réseaux sociaux, n’utilise pas la diversité de ses followers pour s’en inspirer et créer des séries où les corps montrés comme beaux, sexy (je parle de corps ADULTES, là, pas de personnes mineures, ok ?), intéressants, puissants, capables d’exploits, seraient des corps qui sortiraient du cliché « jeune/gracile/blanche pour l’héroïne principale/lisse/menue » ?

Je me rappelle de la série Hartley cœurs à vif. Je me rappelle de la série Suburgatory. Je me rappelle de la série My So-called Life (Angela, 15 ans). Regardez leur casting :

Depuis 25 ans, on n’a pas évolué ? Regardez les femmes sur ces affiches. Toutes minces, toutes plus fines et plus petites que les hommes de leur casting.

Je suis fatiguée. Fatiguée depuis mes 11 ans d’allumer un écran et que des gens décident que l’héroïne à laquelle arrivera des choses extraordinaires -et qui provoquera en général des choses extraordinaires à cause/grâce à sa beauté- fasse une taille 36 ou moins, et ait l’air plus vieille que moi quand j’ai le même âge que son personnage, et plus jeune que moi quand j’ai l’âge de son interprète.

J’ai la chance d’avoir grandi dans un environnement où celles qu’on me montrait comme de belles personnes étaient surtout des personnes intéressantes, des personnes aux physiques variés -les sœurs Williams, La Grande Odalisque et Madame de Sennones des tableaux éponymes d’Ingres, Misty Copeland, Frida Kahlo, Audrey Hepburn, Rita Hayworth, Greta Garbo, Elsa telle que la décrit Aragon…- pour avoir assez d’esprit critique et savoir que la beauté ne se limite pas aux héroïnes de Netflix.

Mais j’en ai assez que Netflix n’ait ni le courage, ni la créativité, ni l’imagination, pour que les séries que je regarde me proposent cette même diversité.

La beauté du monde est un vitrail.

Netflix n’est qu’une fenêtre.

Garde-Robe·Mode·Regencycore·Style

Le style Daphné Bridgerton

À moins de vivre sans écran, vous avez certainement lu ou entendu ce nom : Bridgerton.

Bridgerton ? Est-ce une université guindée ? Une nouvelle voiture hybride ? Non, c’est le nom de famille d’une lignée aristocratique au cœur des intrigues de la série éponyme : Bridgerton en V.O., La Chronique des Bridgerton en V.F.

Avant d’être une série adaptée par Netflix, c’est une saga de romans écrits par Julia Quinn, dont chaque tome se focalise sur la vie amoureuse d’un des enfants (adulte) de la famille Bridgerton.

Le succès de la série Netflix est tel qu’une seconde saison est actuellement en cours de tournage. Si les intrigues amoureuses, le physique avantageux des héros et le mystère autour de l’énigmatique Lady Whistledown y sont pour beaucoup dans l’attrait de la série, son esthétique très particulière a tout particulièrement captivé le public, au point de faire émerger une toute nouvelle tendance : le Regencycore, du nom de la période de l’histoire anglaise durant laquelle se déroulent les épisodes, la Régence.

Cette tendance se nourrit de différents aspects esthétiques de Bridgerton, mais elle prise tout particulièrement les décors, sa musique et les costumes, surtout ceux d’une des héroïnes, Daphné.

La bande originale reprend des morceaux classiques (comme la Barcarolle d’Offenbach, toutefois avec un horrible vibrato alors que cette musique n’a été composée qu’en 1881, ou une valse de Chostakovitch ), mais aussi des chants d’opéra, ou encore des chansons pop d’Ariana Grande ou d’Ed Sheeran, réorchestrées par le Vitamin String Quartet, tandis que d’autres sont diffusées dans leur version contemporaine, comme Love Yourself de Sufjan Stevens.

Ce procédé, qui rappelle Marie-Antoinette de Sofia Coppola, est renforcé par l’anachronisme des costumes, auxquels je consacrerai un article beaucoup plus détaillé.

Parmi tous les protagonistes, l’héroïne, Daphné, doit incarner ce que Lady Whistledown désigne comme « titled, chaste and innocent » (épisode 1), la Débutante parfaite de l’aristocratie anglaise.

Pour ce faire, Daphné arbore à tour de rôle trois couleurs : le bleu pâle en journée, le blanc en soirée, et le mauve pâle une fois mariée (je reviendrai sur cette couleur dans mon article consacré aux costumes de la série).

Le bleu a été associé pendant des siècles à la féminité en Occident (j’y reviendrai dans un autre article sur le Disneybound). Cette couleur, symbole de la Vierge Marie, est discrète, sobre. Elle véhicule une notion de moralité parfaitement en phase avec les qualités requises pour une aspirante au mariage, durant la période géorgienne (tout le XIXème siècle anglais n’est pas victorien, uniquement la période du règne de la reine Victoria -même si les futures mariées victoriennes devaient elles aussi être chastes). Pour mettre en valeur l’élégance discrète de sa famille de la vieille aristocratie -et donc très respectable- le bleu des tenues de jour de Daphné n’est jamais vif ou foncé. Ce sont des bleu pâle, bleu gris, presque blancs. C’est une élégance sobre.

En soirée, Daphné porte du blanc. C’est d’ailleurs dans cette couleur, symbole de pureté et de virginité, qu’on la découvre, pour sa présentation à la Cour (en pleine journée, certes, mais c’est toutefois un événement protocolaire où le blanc est de rigueur).

Les robes de Daphné ont des manches ballon, et des décolletés. Évidemment, elles ont également l’affreuse taille Empire qui sévissait lors de la Régence.

Si vous souhaitez transposer la garde-robe de Daphné à la vôtre, il faudra soit renoncer à cette silhouette peu flatteuse pour 99% des êtres humains, ou décider de l’arborer malgré tout, car vous faites soit partie du 1% restant (comme les filles Bridgerton, qui ressemblent à de graciles roseaux qui n’ont jamais mordu dans un burger), soit vous choisissez le style plutôt que la mise en valeur de votre silhouette selon des normes imposées par des inconnus (et dans ce cas, je vous tire mon diadème).

Ce sont des robes longues -la mère de Daphné, Violet, fait d’ailleurs remarquer à sa seconde fille, Eloïse (ma préférée), qu’il faudra bien rallonger ses robes à son tour, puisqu’elle aussi va bientôt être présentée à la Cour. Les robes de jour (bleues) sont dans un tissu généralement uni. En revanche, les robes du soir (blanches) sont rebrobées de dentelle, de cristaux, de sequins, de fils d’or.

Les accessoires ont également la part belle : en journée, Daphné ne porte généralement qu’un discret collier, avec une simple chaîne et un pendentif. Elle lui associe de très discrètes boucles d’oreilles, et des gants courts en tulle. Ses cheveux sont coiffés en une demi-queue , sans ornement.

En revanche, le soir, Daphné se coiffe avec des plumes blanches -Eloïse va même remarquer « Why would a woman want to draw more notice to the fact that she’s like a bird squawking for a man’s attention in some bizarre ritual ? » (dans ce même épisode a lieu un bal où sont suspendues des cages au-dessus des danseurs, et des danseuses se trouvent également dans des cages géantes)- elle porte aussi des diadèmes de cristaux (des diamants, dans le script), de perles.

Pour mettre en valeur son port de tête et donner un côté plus sophistiqué à son allure, elle coiffe (ou plutôt, fait coiffer) ses cheveux (qui prennent miraculeusement de la masse en soirée -Daphné serait-elle un loup-garou ?) en chignon haut et très volumineux.

Elle choisit des colliers plutôt discrets, de couleur argent, sertis de diamants -étant elle-même surnommée « le diamant de la saison », elle ne fait que renforcer cette analogie. Ses boucles sont pendantes et délicates, raffinées. La costumière a souligné que le but était de mettre en valeur la finesse de l’actrice. De plus, la mère de son personnage porte des bijoux du même style, mais beaucoup plus larges et massifs. C’est une façon d’inscrire les joyaux dans une filiation, de créer la signature de la famille, tout en soulignant la fraîcheur délicate de Daphné, et le caractère plus vénérable de sa mère. D’ailleurs, lorsque Daphné reçoit un collier aussi massif que ceux de sa mère, elle a du mal à le porter, car il ne lui ressemble pas, il symbolise une relation qui ne lui correspond pas.

À deux reprises, on la voit porter un ras-du-cou : l’un en velours bleu pâle (en journée), l’autre en velours noir (le soir, avec une ceinture noire -une soirée où toutes les invitées sont vêtues à l’identique).

Le soir, Daphné opte pour de longs gants (« opera gloves »), en satin, ainsi qu’un éventail, toujours blanc.

La tendance Regencycore prétend que ce sont les babies (les escarpins à bride, appelés « Mary Jane« , en anglais) qui sont les souliers incontournables de cette tendance. Toutefois, Daphné porte essentiellement des ballerines, comme ses soeurs.

Les scènes où on voit les héroïnes porter des corsets (notamment dans le premier épisode) ont aussi relancé cette tendance, bien qu’elle soit mise en scène de façon totalement anachronique. La tendance Regencycore propose de porter le corset comme un vêtement -donc une pièce visible, ce que je trouve absurde pour cette tendance, dans la mesure où elle transpose au XXIème siècle le style Régence, et qu’aucune femme ne se promène en corset dans cette série -elles sont soit vêtues, soit nues. Les scènes en corset montrent sans ambiguïté que ce ne sont que des sous-vêtements.

Daphné ne porte pas de manteau, mais de longues capes amples. Elle se protège du soleil avec une ombrelle.

Comme toute femme du XIXème siècle, Daphné n’a pas de sac à main. Donc, si on veut se constituer une tenue complète dans le style Regencycore, il va falloir ruser.

Voici donc les points de départ d’une silhouette Regencycore, à la façon de Daphné Bridgerton :

  • des robes, blanches, bleues, ou mauve pâle, unies de préférence
  • des manches ballon ou bouffantes
  • des décolletés
  • des gants longs en satin, courts en tulle
  • des diadèmes étincelants, ce qui est compliqué à porter au quotidien, contrairement à des serre-tête en perles et cristaux (si, c’est facile à porter)
  • des babies ou des ballerines
  • des bijoux discrets couleur argent, avec des cristaux, ou des ras-du-cou, un collier avec un petit pendentif et des petites boucles.
  • des plumes : il y a de jolis serre-tête en plumes blanches.
  • des souliers à bout ovale, babies ou ballerines.
  • un éventail ou une ombrelle (pratique avec le soleil qui revient et pour la distanciation sociale).

Je vous ai fait une petite sélection shopping :

– les robes :

– les accessoires :

Alors, allez-vous adopter cette tendance ? Me concernant, tout à fait. J’ai beaucoup de mal avec le printemps (j’y reviendrai dans un autre post), donc une garde-robe délicate, qui a quelques aspects propres aux contes de fée, n’est pas pour me déplaire.

J’ai d’ailleurs choisi, dans la sélection ci-dessus, bon nombre de pièces qui étoffent déjà ma garde-robe.

Automne·Garde-Robe·Liste·Mode·Preppy·Shopping·Style

Must-have preppy automnaux

Vous avez peut-être déjà certaines de ces pièces dans votre garde-robe, ou dans celles de votre amoureux/amoureuse, ou dans celles de vos proches (demandez, avant d’emprunter !).

Sinon, vous trouverez facilement ces pièces d’occasion (Vinted, Ebay, friperies, Videdressing.com etc.). Ne sous-estimez pas les surplus militaires ! Le vestiaire preppy se nourrit de ces influences martiales, il ne faut pas l’oublier !

Pourquoi favoriser ces sources ? Parce que le style preppy est contre le consumérisme, et valorise la transmission, car c’est une allure basée sur des pièces intemporelles et de grande qualité.

Les prepsters préfèreront toujours être overdressed, mais overdressed car un peu trop élégants, pas trop m’as-tu-vu. Il y a une distinction indiscutable dans cette allure.

En automne, pour un style preppy Ivy League (et pas Gossip Girl), vous avez besoin :

  • D’un trench beige (Burberry est un must, mais beaucoup de marques bien moins dispendieuses ont font de tout aussi beaux). J’en ai acheté un chez Zara en toile beige déperlante, et doublure en laine amovible, avec les détails indispensables : des pattes de serrage, un bavolet, une ceinture à boucle.
  • Jeans slims noir, bleu brut, rouge, marron. Des couleurs authentiques, qui se marient avec toute la gamme preppy. Slim, pour se porter rentrés dans les bottes en cuir, un topos du style preppy.
  • Des bottes en cuir lisse cognac ou noir, à talons hauts et larges, et bouts ronds. Pas de daim/de veau velours, pas de talons aiguilles ni de bouts pointus. À porter avec une jupe, une robe, sur un slim.
  • Des chemises blanche, noire, bleu ciel (à col blanc, c’est mieux), en coton.
  • Un blazer bleu marine à deux boutons (argentés ou dorés). On peut coudre un patch avec un blason sur la poitrine. (Le site de l’université d’Oxford en propose d’authentiques à la vente.)
  • Un couvre chef : casquette de marin en velours (facile à trouver en friperie) bleu foncé, borsalino grenat ou noir en laine pour faire dame, béret pour une allure rétro… les bonnets ? À partir de novembre.
  • Un manteau camel en drap de laine. J’en ai trouvé un très joli chez Kiabi, à prix raisonnable et disponible dans un grand choix de tailles.
  • Des brogues (souliers lacés à piqûres sellier) à talons carrés ou plats.
  • Des hiking boots (des bottines de randonnée) marron, pour une promenade en plein air. Très jolies avec une jupe plissée.
  • Des bottes Hunter noires, bleu marine, vert bouteille (on résiste aussi au rouge jusqu’à novembre, les prepsters authentiques le portent après Halloween).
  • Des lunettes de soleil à monture en métal couleur bronze et verres fumés, ou écaille de tortue.
  • Un blazer en prince-de-galles (fabuleux avec un chemisier blanc, un jean slim et des bottes, pour une allure de cavalière).
  • Des kitten heels, de préférence imitation léopard.
  • Des collants couleur rouille, bleu marine, bordeaux, marron, noir, gris. On en trouve chez Calzedonia à prix modique. On peut aussi en trouver à chevrons sur internet.
  • Des pulls motif jacquard (fair isle, du nom de l’île éponyme, en anglais), de couleur verte, orange, rouge, bleu foncé, marron.
  • Une robe-pull à chevrons (cable-knit dress) crème, au-dessus du genoux, avec des bottes hautes, et un manteau camel.
  • Un sac « dadame » : de préférence de couleur marron, imitation crocodile, en cuir, de forme structurée, aux proportions moyennes (pas oversize ni mou), avec une anse juste assez large pour le creux du coude. Le prince-de-galles est aussi une matière parfaite, si les pièces en cuir sont marron.
  • Un sac plus « rustique » : un sac seau en laine à chevrons et cuir marron (LA couleur d’automne de la garde-robe preppy) est tout à fait à propos. On se retient pour le sherling jusqu’au 1er novembre, c’est comme les bottes Hunter rouges.
  • Un foulard ou un châle dans une palette de couleurs automnales : rouille, orange, marron, ou…
  • … une touche de rouge ! Les rouge est une couleur que le style preppy utilise en légères touches (jusqu’au 31 octobre : après Halloween, les prepsters adoptent le rouge sur de grandes pièces -robes, manteaux…), comme sur des souliers, le rouge à lèvres, un serre-tête, des gants…
  • Des gants en cuir crème, marron (vous commencez à comprendre !), ou en laine.
  • Des robes au-dessus du genou, avec une coupe structurée, de préférence cintrée sur le buste, et en corolle (mais sur des volumes bien moindres que pour le pin-up) sur la partie « jupe ». Ces robes ont un côté rétro, et sont noires, rouges, marron, rouille, bordeaux, vert foncé, bleu marine, gris. Plus de blanc, plus de couleurs pastel après Labor Day.
  • Des mocassins en cuir ou en velours (imperméabilisez-les !).
  • Des pulls de cricket, de croquet, de régate.
  • Des ballerines noires, chair, marron.
  • Des robes-chemises en tartan (flannels, en anglais). De préférence de coupe structurée.
  • Des jupes en velours côtelé (le cauchemar de notre enfance) beige, marron, orange, rouille, vert foncé…
  • Des jupes courtes, pour équilibrer les pulls et sweats et chemises (mieux vaut éviter les jupes écossaises avec les chemises : trop uniforme scolaire, trop petite fille).
  • Des chemises en flanelle à carreaux (oui, les chemises de Charles Ingalls), ajustées. Avec un jean bleu brut, des bottes Hunter, une petite besace et un blazer en laine marron.
  • Une besace de petite taille en cuir marron, avec toutes les attaches en métal de couleur dorée.
  • Des escarpins en cuir beige, marron, noir, talons aiguilles.
  • Un ciré jaune ou bleu marine (oui, le style preppy est ultra littéral).
  • Des perles : collier, bracelet…
  • De la nacre (la collection Alhambra de Van Cleef and Arpels est très populaire chez les prepsters). Y compris sur les montres.
  • Une belle montre, soit discrète et féminine (nacre sur le cadran…), soit imposante et masculine, mais d’allure sportive. Surtout pas bling bling ! Les prepsters détestent l’ostentation.
  • Des pulls de couleur neutre, dans des matières authentiques (cachemire, coton, lin, cachemire et soie…).
  • Des pantalons cigarette.
  • Des cardigans. De jolis boutons (dorés, des perles…) les rendront moins ennuyeux.
  • Un Barbour. Oui, ces manteaux matelassés portés par les Windsor et Camilla. En même temps, si vous avez lu jusque-là, c’est que vous êtes très motivés. Donc que vous êtes capables d’avoir du style en Barbour. Il se porte jambes nues (ou collants couleur chair –que Cristina aille manger de la Végétaline), bottes Hunter (chaussettes à l’intérieur) et petite robe.
  • Un duffle-coat. On en trouve en friperies, mais aussi chez Armor Lux, Cyrillus, Saint James… Mieux vaut un duffle-coat d’occasion (en bon état) de qualité, plutôt qu’un duffle-coat neuf mais de qualité médiocre. Un bon pressing peut défroisser et redonner de sa superbe à un manteau de qualité, froissé et avachi. Il faut juste le choisir à la bonne taille, pas trop large (c’est déjà un manteau droit et ample) et pas trop court (au-dessus du genou, c’est le mieux). Si les boutons sont en imitation corne, c’est mieux. À porter avec une jupe ou un pantalon slim, pour affiner et équilibrer.
  • Des marinières -un tout-terrain preppy- avec des jeans bleu brut.
  • Un pull ample et un peu vieillissant pour les journées à la plage, avec…
  • … un short court.
  • Les sweats universitaires délavés et usés sont aussi parfaits pour les jours de plage.
  • Du rouge à lèvres rouge, des ongles bordeaux ou rouges ou beige. Le maquillage est classique.
  • Un manteau coupe redingote (cintré en haut, évasé en bas), à double boutonnière, en laine unie ou à carreaux ou pied-de-poule, ou en prince-de-galles.
Lifestyle·Mode·Preppy·Style

Preppy

Je suis dans une phase (vous le savez si vous avez lu mes précédents posts) où j’ai beaucoup de mal à m’habiller. Non sur le plan moteur (mon handicap ne me limite plus autant), mais pour faire des choix, pour me sentir bien.

Parce que j’ai pris du poids et que mes habits me vont moins bien, parce que je ne me sens jamais bien habillée dans les tenues d’été, parce que mes cheveux mauves ne vont avec qu’une seule pièce de ma garde-robe…

Donc, comme chaque fin août, je réinvente mes penderies. L’an dernier, c’était total pin-up. Cette année, ce sera preppy. Mais pas « preppy Blair Waldorf », plutôt Ivy League, celui qui s’exprime en style, en art de vivre, en american way of life. En 1965, un livre japonais, Take Ivy, compile des looks d’étudiants sur leur campus américains. Puis, en 1980, Lisa Birnbach écrit l’ironique Official Preppy Handbook, qui devient aussitôt mythique. Elle y codifie non seulement l’esthétique, mais aussi les valeurs, du style preppy.

Car le preppy, qu’on voit, de notre côté de l’Atlantique, comme un style inspiré des uniformes des écoles privées, est en fait une allure adoptée par les anciens élèves des écoles préparatoires américaines -les « prep school » de l’Ivy League, quelques années après leurs études, et hérité de leurs ancêtres… les gentlemen farmers anglais. Ces anciens élèves de ces grandes écoles sont souvent issus de familles WASP, qui se transmettent les vêtements et les accessoires d’une génération à l’autre, jusqu’à ce que ces pièces soient usées jusqu’à la corde.

Le style preppy se compose donc d’éléments d’uniformes scolaires -blazer bleu marine à deux boutons, chemise blanche ou rayée bleue, cravates, polos, blason- de pièces de sports en extérieur -la redingote de chasse, le polo de cricket, de pièces militaires -comme la cravate rayée, la rep tie, cravate au motif qui caractérisait le régiment de celui qui la mettait, et de pièces vintage intemporelles -duffle coat, ciré, lunettes de soleil à monture en écaille, marinière, sac Goyard, trench, écharpe écossaise, veste pied-de-poule, mocassins, derbies et richelieux, bottes Hunter, des chinos, des vestes à coudières mais sans épaulettes, loafers et brogues (souliers à piqures sellier), robe en broderie anglaise, jean bleu brut, bijoux en or, argent et platine, des perles, des diamants, de la nacre (Van Cleef et Tiffany sont très prisés), jupes crayon et robe New Look. Les motifs sont classiques : rayures, vichy, madras, tartan.

Dans ce même esprit de transmission, les accessoires en cuir semblent vieillis et les couleurs sont classiques -marron, gris, bleu marine, noir, blanc (le rouge est LA touche de couleur vive tout-terrain)- et les matières sont nobles -lin, coton, laine, tweed, prince-de-galles, soie, cachemire, cuir, shearling. La sobriété et le rejet de l’ostentation ostracisent la plupart des logos -Louis Vuitton a une certaine immunité- au profit du monogramme -monogrammer ses accessoires est très prisé.

Le style preppy est aussi influencé par l’image traditionnelle et rétro des USA tels que Norman Rockwell les a idéalisés, avec des drapeaux américains, des motifs qui célèbrent des activités « à l’ancienne », rattachées à des fêtes nationales, comme Thanksgiving, le 4 juillet et Halloween, ou encore l’iconographie de la vie nautique, comme les ancres marines. Le style preppy est en effet surtout en vogue sur la côte Est des États-Unis, qui cultive l’amour de la voile, surtout en Nouvelle-Angleterre.

Les personnes qui portent ce style instinctivement, sans calcul, le font parce qu’elles baignent dedans depuis toujours -par tradition familiale, mais aussi en raison de leurs études. C’est aussi à cause de l’obligation de mettre un uniforme qu’elles arrêtent souvent de porter ce style de façon affirmée, avant de recommencer vers leurs 20-25 ans. Elles expliquent qu’elles ont été dégoûtées par le blazer pendant longtemps…

Le style preppy est donc élégant, un peu conservateur, vintage, avec quelques éléments d’uniforme scolaire, de tenues de sport en extérieur -mais jamais en total look : le blazer et la chemise, mais avec un jean. La jupe plissée écossaise, mais avec un pull jacquard, ou une veste en prince-de-galles. Des mocassins, mais jambes nues ou un collant, pas de chaussettes hautes. Un blason sur un manteau, mais avec des talons aiguilles ou un pantalon léopard. Un béret et des gants assortis, un col claudine, mais avec des bottes en cuir fauve patiné.

Le style preppy ne se cantonne pas à la garde-robe. C’est une manière de vivre : pratiquer des activités au grand air -cueillette de pommes, sport, voguer au grand large, équitation, pique-nique, les champs de course, jouer au croquet et au tennis, passer ses étés dans les Hamptons et Thanksgiving dans le Vermont- cuisiner soi-même, l’art de recevoir, décorer sa maison avec élégance et sobriété, dans des matières nobles, en bleu, blanc, avec du bois brun, du coton, du lin, des fleurs fraîches, fêter en famille les grandes fêtes traditionnelles autour d’un grand repas. C’est une façon de se mouvoir, avec grâce, élégance, sans ostentation, vulgarité, avec confiance et distinction. C’est le style preppy Ivy League par excellence -par opposition au style preppy pop culture de Gossip Girl -couleurs farfelues et blasons démesurés.

C’est cette élégance, imprégnée de sportswear, qui a influencé le style italien, puis les mods anglais, puis le ska.

Les icônes preppy sont Jackie et John Kennedy, Paul Newman, Miles Davis. Miles Davis s’habillait dans la boutique des étudiants de Cambridge, The Andover Shop à Cambridge, ce qui contribua à donner plus de respectabilité au jazz. Le jazz était une musique contestataire, le style preppy était un look élitiste.

Car il serait complètement hypocrite de nier que le style preppy est un marqueur social, aux États-Unis. Il signale que celui qui l’arbore est généralement issu d’une vieille famille WASP, qui a eu les moyens de payer une école coûteuse à plusieurs générations, et que sa carrière -pas manuelle- lui laisse le temps de pratiquer des loisirs en extérieur et coûteux. Kennedy adopta le style preppy avant son élection, ce qui lui donna à la fois une image plus dynamique -le look d’étudiant sportif- et traditionnel -lui, le catholique en tenue de WASP (protestant, la religion dominante des électeurs).

Comme les tenues preppy sont souvent achetées (quand elles n’ont pas été transmises par les générations précédentes) chez Ralph Lauren, Brooks Brothers, J. Crew, Abercrombie & Fitch, Tommy Hilfiger, Drakes, Jack Wills, Kent & Curwen, GANT, Hackett, G.H. Bass & Co., Sperry, Billy Reid, Barbour, Lacoste, L.L. Bean, Crew Clothing, Pendleton, Perry Ellis, Vineyard Vines, Kiel James Patrick et Armor Lux, porter ces marques est un signe d’aisance financière. Parce que, disons-le honnêtement : elles coûtent cher.

En Europe et ailleurs, certaines marques reprennent les codes du style preppy : Lacoste, Eric Bompard, Cyrillus, Petit Bateau, Saint James, A.P.C., Kitsuné, Barbour. Et il y a bien sûr les friperies !

Le style preppy est une valeur sûre -pour peu qu’on le maîtrise bien- pour l’automne -saison preppy par excellence- et pour les pannes de style -facile de s’habiller quand tout est codifié…

J’ai donc fait ma liste des indispensables pour une garde-robe preppy automnale… mais rendez-vous dans un prochain post pour découvrir ma fameuse liste…

Automne·Lifestyle

Se préparer pour l’automne

🍁Vidéo filmée dans mon allée🍂

L’été n’est pas fini, août est toujours là, et la canicule nous accable.

Pourtant, je n’ai plus que l’automne à l’esprit.

Je suis une fille de l’automne. Je suis née le premier jour de cette glorieuse saison, je ne vis que pour la pluie qui crépite sur les feuilles mortes qui tapissent d’or les chemins, pour l’odeur du petrichor, pour les jours qui raccourcissent, les citrouilles et les potirons, pour Halloween et la brume des matins frileux…

La rentrée précède l’automne, elle le noie dans un flot d’encre bleue, une volée de feuilles à gros carreaux, un fracas de cartables jetés en rentrant de l’école. Soudain, on lève la tête de ses devoirs, saisi d’un frisson, et on regarde par la fenêtre : tiens, il fait déjà nuit ! Et l’automne est là.

Le lendemain, on remarque enfin la symphonie de cuivres qui anime les feuillages craquelants, grinçant dans le vent, cédant à ses caresses. Ils s’en vont recouvrir le sol d’un patchwork d’or et de rouille, irrésistible pour nos pas. On s’entraîne à faire crisser la neige en faisant craquer les feuilles. On sera prêts pour dans deux mois -trois, si on n’a pas de chance.

L’automne : on range la crème solaire, le monoï, les tongs, le parasol, les transat. On garde le barbecue, pour rôtir des marrons et faire des chamallows grillés.

On fait des listes : les vêtements qu’on veut acheter, les livres de la rentrée littéraire, les sorties culturelles, les nouvelles excursions.

La nature, qu’on dit mourante en cette saison, est pourtant en plein épanouissement ! Elle nous offre avec prodigalité des pommes rouges comme des rubis, des citrouilles rondes et rousses comme un soleil couchant, des poires juteuses et sucrées. Elle récompense les plus patients avec des morilles, des cèpes, ou l’appel du cerf amoureux.

On peut enfin porter un vêtement sans vouloir l’ôter tant on est moite. On finit même par se blottir avec délices dans un sweat trop grand, un hoodie en peluche, une robe en flanelle. On enfouit notre visage dans un snood moelleux, on niche nos pieds dans du cachemire. On retrouve notre collection de parapluies, on ressort nos bottes au cuir qui embaume la patine, qu’on cire avec plaisir.

On commence à changer le décor de la maison, à ressortir les plaids douillets, à allumer des bougies qui embaument la cannelle ou le feu de bois… Souvent, on relit Harry Potter, et on revoit Hocus Pocus.

L’automne sera bientôt là…

Beauté·Cheveux·Style

Cheveux en couleur

J’avais envie de teindre en couleur pastel (mauve, lilas, rose) mes cheveux depuis très longtemps.

J’avais cette envie grâce aux héroïnes de mon enfance : Creamy Mami et Jem et les Hologrammes. Leur chevelure incroyable m’émerveillait.

Voilà les responsables.

Brune aux cheveux ondulés et mousseux (ces frisottis qui donnent un volume énorme), je me suis toujours interdit de sauter le pas pour plusieurs raisons :

  • ce genre d’excentricité est très mal vue dans mon milieu professionnel.
  • pour avoir les cheveux pastel, il faut une base blanche, ce qui est très abrasif pour des cheveux bruns.
« Pauv’ chou… moi, on m’a décoloré toutes les semaines pendant 8 ans. »
  • la crainte de voir tomber tous mes cheveux (ou même une partie)
  • le coût (coiffeur + entretien par la suite)

Ces deux dernières années, je n’ai pas reçu de mission professionnelle… J’étais en activité, mais on ne m’attribuait pas de poste. Tous les jours, je me tenais prête pour aller au travail : je me levais tôt, je me préparais et… j’attendais. J’attendais, j’attendais, j’attendais. Pour rien. Je me privais de partir en vacances, de faire des projets, de tenter des excentricités, au cas où.

Je me suis privée de plein d’occasions, de possibilités, pour rien.

Et le coronavirus à débarqué. On a flippé (on flippe toujours -sauf si vous n’avez pas conscience du risque) pour nous, nos proches, l’économie, le chômage, on s’est retrouvé confinés. Pour aller aux courses, il nous fallait un formulaire officiel. On ne pouvait plus juste s’asseoir sur un banc, et rêvasser. Les restaurants étaient fermés, les salons de coiffure étaient fermés, les cinémas étaient fermés, les boîtes sont toujours fermées. On ne peut toujours pas faire de câlins à nos grands-parents. On doit toujours porter des masques. Des pays ont leurs frontières fermées, d’autres pratiquent la quarantaine. Les prix des denrées du quotidien ont doublé. Le chômage a explosé. Le monde entier se retient de vivre. Tout ce que je m’étais retenue de faire ces deux dernières années -voyager comme bon me semble, aller voir les gens à ma guise, aller chez le coiffeur- était devenu interdit par la loi.

J’ai été disciplinée. En citoyenne consciencieuse, j’ai joué le jeu de l’attestation de déplacement. On a fait 15 jours de courses chez Chronodrive, pour ne sortir que toutes les deux semaines, et limiter tout contact. En Française râleuse, j’ai râlé. Beaucoup. Beaucoup, beaucoup (et je râle toujours). J’ai même limité les sorties de mon chat, pour éviter le risque de devoir lui courir après sans attestation… Disciplinée.

Le confinement s’est très bien passé, même si mon entourage m’a beaucoup manqué, même si partir en vacances m’a manqué, même si les cinémas, les restaurants, les boîtes, le pain frais m’ont manqué.

On est déconfiné, mais nos libertés sont quand même toujours entravées, et qu’une menace sanitaire rôde toujours.

Cette sensation d’entrave, qui n’a cessé de croître, a connu pour moi son apogée début mai. N’y tenant plus, j’ai décidé que, si le gouvernement et le coronavirus m’interdisaient déjà beaucoup, je n’allais pas m’infliger plus de limites.

J’ai appelé le coiffeur, on a fait un devis, j’ai économisé, j’ai attendu son retour de vacances, et on est arrivé au 12 août.

Le jour où mon brun est devenu mauve-rose pastel. Il aura fallu 8h pour y parvenir, dont plus de 4h30 pour réussir à décolorer mon brun, qui résistait, à cause du masque à l’huile de coco que je leur avais fait quelques jours auparavant (et bien lavé pourtant).

Cinq jours après, voilà où j’en suis : mes cheveux ne sont plus du tout ondulés comme avant (et ça, franchement, c’est dur, j’ai toujours adoré leurs anglaises et leur mouvement naturel). Après les avoir lavés une première fois, puis avoir ravivé ma couleur avec les teintures Revlon vendues par mon coiffeur, ils sont ressortis… crépus, avec un volume ultra gonflé (en les laissant complètement sécher à l’air libre, et en utilisant les produits du coiffeur, avec mon shampoing et mon démêlant habituels, la gamme Hair Food de Fructis).

Mes cheveux étaient devenus une véritable coupe afro, mais pastel. Chaque cheveu était crépu, indépendant des autres, et ultra décollé de la racine. Donc ils avaient super soif et faim.

Après des recherches, j’ai repéré un produit qui paraissait remédier à ce problème : l’huile sublime de Jacques Dessange.

Tout d’abord, elle sent incroyablement bon. J’ai essayé de très nombreux produits capillaires ces 15 dernières années, et l’odeur de celui-ci détrône absolument tous les autres !

Et quand il s’agit d’un produit sans rinçage, qu’on va porter sur sa tête, un parfum exquis est déjà un atout !

Mais ça ne serait rien sans une excellente efficacité. Aussitôt rentrée de mes emplettes, j’ai essayé cette huile. Mes cheveux étaient si assoiffés qu’ils ont absorbé les deux pressions d’huile réchauffées dans ma main. En un éclair. Mais ils n’ont pas changé d’aspect, tant ils étaient desséchés. J’ai renouvelé l’opération. Même résultat : mes cheveux ont bu toute l’huile, sans changer d’aspect crépu, sec, volumineux. Troisième application : enfin ! Ils ont retrouvé un aspect souple et moins crépu, et moins ébouriffé.

Depuis, j’en ai appliqué tous les jours sur cheveux (littéralement) secs. Cette huile les assouplit, les nourrit, les reconstruit.

L’autre soin que je leur accorde est un masque à l’huile de coco ( j’applique de l’huile de coco vierge sur mon crâne et tous mes cheveux, je les peigne avec un peigne en bois, je les attache, et je laisse poser 36h environ… vu que je serai à la maison). Je sais que ça fait déteindre la teinture pastel, mais mes cheveux en ont besoin. Et j’ai plus besoin de mes cheveux que de la couleur pastel.

Ce qui me conduit au deuxième problème : cette couleur me plaît, mais ne me convient pas. Elle ne va ni à ma carnation, ni à ma garde-robe (les couleurs et les motifs).

J’avais projeté d’entretenir cette couleur jusqu’à octobre, puis passer au blond platine en octobre, puis en brun de nouveau en novembre. Mais je pense carrément la laisser dégorger dès septembre, sans recolorer par-dessus, et je ne sais même pas si je vais finalement passer au blond polaire que j’envisageais pour octobre… Peut-être que je reviendrai directement au brun, en octobre.

Je sais que ça peut être choquant, étant donné la somme et le temps investis, et les ravages causés à mes cheveux. Dépenser autant de temps, d’argent, et massacrer la nature de ses cheveux pour quatre à six semaines seulement, ça peut sembler indécent, inconséquent, irréfléchi.

Mais ce ne sont que des cheveux. L’exploit est qu’ils ne se sont pas cassés, qu’ils ne sont pas tombés. Ils ont complètement changé d’aspect, mais, pour l’instant, ils sont toujours là. Donc je vais certainement les soigner, les chouchouter, les laisser perdre leur coloration, et on verra si je les teins en blond polaire… ou si je reviens dès fin septembre au brun.

Quoi qu’il en soit, je ne regrette pas de l’avoir fait, j’en suis même contente, car c’était une envie de très longue date, et que le résultat n’a rien de définitif.

Je le vois comme un joli sac coûteux mais à la mode, pas intemporel : le temps d’une saison !

Beauté·Confinement·Coronavirus·Covid-19·Lifestyle·Style·Voyages

Masquée et stylée

On n’a pas le choix : le masque va devenir une composante incontournable de notre quotidien pour les mois qui viennent.

Comme toute obligation, on peut soit le voir comme une contrainte pénible, soit comme une opportunité d’être créatif.

Je fais indéniablement partie de la deuxième catégorie. C’est dans un cadre restreint que je suis la plus créative. C’est avec des contraintes précises que j’écris mes meilleurs textes, et que j’imagine mes meilleures tenues.

Donc porter un masque peut devenir un formidable terrain de jeu, pour peu qu’on l’envisage comme un accessoire (qui ne l’est pas).

Donc, dans des situations où nous devons l’arborer et même être photographié avec, autant le prendre totalement en compte, au lieu de le voir comme un embarrassant bout de chiffon dont on voudrait se débarrasser.

Toutes les Instagrammeuses qui le retirent pour leurs photos (alors que c’est interdit) n’ont rien compris : poser sans masque quand il est obligatoire est devenu ringard. Une rébellion en carton, égoïste, irresponsable et puérile. Ces personnes croient-elles vraiment que leur beauté est si addictive que leurs abonnés ne supporteront pas de les voir masquées ? N’ont-elles que leur sourire à proposer ? Leur followers ne likent-ils leurs photos que parce qu’elles leur proposent leur version pré-coronavirus ? N’ont-elles pas reçu de faculté d’adaptation ? Leur instinct de survie est-il aussi défaillant ? Peut-être faut-il les classer sur la liste rouge de l’UICN* ? Catégorie « pintades inadaptées » ? Je tente des théories.

Si vous faites plutôt partie de l’espèce qui non seulement s’adapte, mais qui désire en plus survivre, autant envisager le masque comme un véritable terrain de jeu.

Porter le masque véhicule plusieurs messages :

  • Je ne veux pas crever
  • Je me protège
  • Je protège les autres

Mais il peut aussi littéralement porter un message ! Il peut être imprimé d’inscriptions, qui expriment votre état d’esprit, ou des gentillesses, ou de l’humour.

Car le problème du masque est qu’il prive le visage de la moitié de son expressivité. On ne vous voit plus sourire. Donc un masque avec un sourire ou un message positif peut vraiment placer vos interlocuteurs dans de bonnes dispositions, à la façon d’un sourire.

On peut aussi y réfléchir comme à un vêtement : choisir sa couleur et sa matière en fonction de la météo et du reste de sa tenue. Les professionnels de la santé estiment que le masque chirurgical est plus supportable que celui en tissu, par forte chaleur. Évidemment, dans ce cas, les couleurs claires sont aussi à privilégier. Il existe des masques jetables avec des couleurs variées, pas que du bleu.

Quand on est parti pour Disneyland, j’ai immédiatement réfléchi à la façon dont j’allais intégrer le masque à mes tenues. Je préfère les masques chirurgicaux, donc ceux que je porterais n’auraient pas d’imprimé joyeux ou mignon.

En revanche, je savais qu’ils allaient accroître la sensation de chaleur. Il convenait donc de dégager mon visage. Si je pouvais dégager mon visage ET l’égayer par la même occasion, ça me convenait encore mieux.

J’ai donc songé à des serre-tête fleuris, comme des couronnes, ou les fameuses oreilles de Mickey (trop lourdes pour moi).

Fleurs roses et jaune pâle pour ma robe Raiponce

Chaque serre-tête serait assorti au reste de ma tenue. Ils me dégageraient le front (le masque cache la moitié du visage, autant dégager l’autre… et surtout, avoir moins chaud !), et égaieraient mon visage.

Vous pouvez aussi porter des boucles d’oreilles imposantes, un maquillage du regard assez appuyé, ou… tenter une couleur excentrique pour vos cheveux !

C’est exactement ce que j’ai fait (mais pas dans ce but) il y a quatre jours : une teinture mauve et rose.

Impossible de m’oublier ou de me confondre !

Autant le masque anonymise, autant une couleur de cheveux, ou tout autre effet de style, original et appuyé, distingue.

Tous les moyens sont bons pour intégrer le masque à sa routine quotidienne. Il sera là pour un moment, autant jouer avec !

*l’organisme qui protège les espèces en voie de disparition. Ce que seront bientôt les morues qui préfèrent leur image plutôt que la santé d’autrui…

Confinement·Coronavirus·Disneyland·Voyages

Disneyland Paris est-il sûr pendant le COVID-19 ?

Dès l’ouverture des réservations pour Disneyland, mon mari et moi avons réservé notre séjour pour fin juillet.

On y est donc revenu la semaine dernière, c’est le bilan de notre expérience personnelle que je partage avec vous.

Tout d’abord, mon mari et moi sommes extrêmement précautionneux avec le coronavirus : nous portons le masque dès que nous quittons la maison, nous nous lavons les mains encore plus que d’habitude, et nous changeons de vêtements dès que nous rentrons chez nous. Nous lavons même notre linge avec de la lessive désinfectante (Sanytol).

Je crois que vous avez à présent compris avoir affaire à deux visiteurs prenant le COVID-19 très au sérieux !

Nous savions que le port du masque était obligatoire dans tout le parc, et cette mesure nous convenait très bien. Nous avions prévu 8 masques chacun par jour, pour en changer autant de fois que nécessaire : après avoir mangé, bu, et quand nous transpirions assez (33 degrés, rappelez-vous !) pour changer de masque à nouveau.

J’en ai utilisé 7 par jour (j’aime bien grignoter et goûter les gourmandises de saison), mon mari, 3 en moyenne.

Le port du masque est pratiquement respecté partout. Il y a quelques idiots (des jeunes femmes essentiellement… ce n’est pas sexiste, c’est un fait) qui le retirent pour faire un selfie. Si un cast member les voit, il les rappelle à l’ordre, mais le mal est fait, le masque a été retiré dans un lieu public, et la photo de cette transgression est déjà sur Instagram.

Car oui, c’est une transgression : l’obligation de porter le masque est affichée sur le site de Disneyland au moment de réserver, sur des panneaux dans le parc, une annonce sonore le rappelle aussi régulièrement dans plusieurs langues… impossible de prétendre qu’on ne le sait pas. C’est une obligation partout, sauf si on mange.

D’ailleurs, toutes les obligations sanitaires sont explicitement affichées : visuellement, elles sont impossibles à louper. Elles sont non seulement affichées en plusieurs langues, mais aussi avec des symboles.

La distanciation entre chaque groupe de visiteurs doit être de 1m, autant en ligne qu’en diagonale. Les distances sont instaurées par un marquage au sol, et par des plaques de plexiglas entre chaque ligne de queue.

Dans l’ensemble, ce marquage au sol est bien respecté. Quand les gens ne le suivent pas, mon mari ou moi les rappelions à l’ordre dans leur langue.

Seule une guest, avant le contrôle de sécurité (où le marquage au sol apparaît déjà), nous collait et s’est montré récalcitrante lorsque je lui ai demandé :

« Excusez-moi, Madame, est-ce que vous pourriez ne pas marcher là ?

– Oh c’est bon, vous allez pas commencer !

– Eh si, on est dans un espace commun, les règles sont pour nous tous. C’est pour notre sécurité. Merci. »

Comme j’avais mon ton de c*nnasse autoritaire, elle a marmonné… mais reculé. C’était tout ce qui comptait : elle aurait même pu se transformer en Gandalf, ma satisfaction aurait été la même.

Les règles sanitaires s’appliquent dès le parking, mais, honnêtement, beaucoup de gens ne portent pas le masque entre leur voiture et le contrôle de sécurité au Disney Village.

Les cast members veillent aussi à ce que les gens qui ne se connaissent pas restent éloignés d’un mètre les uns des autres. Ils le rappellent près des regroupements devant les personnages, dans Main Street pour la parade spontanée…

La bonne surprise : aucune parade officielle n’est annoncée pour éviter les attroupements, mais des personnages défilent tout de même !

Les menus des restaurants ne sont plus distribués, mais il faut scanner un QR code, qui nous permet d’afficher le menu sur notre portable. Au Disney Village, c’est le même système, même si on vous y propose aussi la version papier.

Du gel hydroalcoolique est disponible à l’entrée et à la sortie de chaque attraction, boutique, restaurant. Honnêtement, malgré la peau sensible de mes mains, je l’ai utilisé à chaque fois (plus hygiénique que de toucher mon sac, avec mes mains non désinfectées, pour y attraper mon gel) et ma peau fragile ne s’en est pas ressentie.

Les boutiques demandent aussi aux clients d’éviter de manipuler les articles, et de plutôt demander aux cast members (les employés du parc) de leur apporter les produits qu’ils souhaitent. Essayer mes tennis Jack Skellington s’est donc avéré une véritable aventure diplomatique : j’ai dû demander à un vendeur la permission de les passer, qui a demandé à son responsable l’autorisation, qui a appelé sa hiérarchie pour en recevoir le feu vert.

Finalement, après 20 minutes de suspense, le vendeur me les a apportées à ma pointure (39, au cas où vous aimeriez m’offrir de beaux souliers), et j’ai eu le droit de les essayer.

Afin de favoriser la distanciation sociale, beaucoup de restaurants ont leurs salles intérieures fermées, et proposent des terrasses aux tables espacées. D’autres restaurants sont carrément fermés, comme le Colonel Hati, le Silverspur Steackhouse… hélas ! Le Walt est encore et toujours fermé. Beaucoup de points de restauration mobiles étaient aussi fermés la semaine dernière (à mon grand désespoir… passion catering !), à cause de la fréquentation réduite.

En effet, pour limiter la proximité entre les guests, le nombre d’entrées quotidiennes est restreint. Il augmente graduellement, mais cela explique que toutes les enseignes ne soient pas ouvertes.

Afin de contrôler ce nombre de visiteurs, il faut acheter ses billets en avance, ou réserver son entrée -pour les détenteurs de Pass Annuel.

Le parc était peu fréquenté la semaine dernière (lundi 27, mardi 28, mercredi 29 juillet), certaines allées étaient désertes, ce qui était rassurant (surtout quand on est agoraphobe comme moi -je sais qu’aimer Disneyland dans ce cas est plutôt singulier), et a donné lieu à des photos dénuées de tout guest.

Personne !

Dans les attractions, les cast members veillent à ce que seuls des gens du même groupe soient dans le même wagonnet/buggy. Et ceux-ci sont uniquement utilisés un sur deux. De plus, dans les attractions nécessitant de marcher (l’ascenseur de Phantom Manor, par exemple), un marquage au sol définit où chaque groupe doit rester debout.

Le marquage au sol (et mes pieds qui se reposent) sur le quai de Railroad Station

Ces précautions sont aussi appliquées dans les restaurants, que ce soit un self-service ou un service à table : un cast member s’occupe de gérer les places assises et nous oriente dans le restaurant, pour éviter les attroupements. Les tables sont désinfectées avant de nous y asseoir.

Les toilettes sont également lavées encore plus souvent que d’habitude : il y avait en permanence des cast members qui les désinfectaient. Cuvette, porte, poignée, porte-manteau, éviers, sols etc. Impeccable !

Le contrôle de sécurité ne touche plus nos sacs à l’entrée du parc : nous les déposons nous-mêmes sur le tapis, où nous les récupérons, après avoir passé le portique.

Afin d’éviter le contact avec les personnages, ils sont installés derrière des cordons, afin de faire des photographies avec les personnages en arrière-plan. Un point vert au sol définit où se tenir, pour ne pas trop s’approcher.

Le point vert au sol nous permet de nous tenir à distance raisonnable du personnage.

Des points PhotoPass sont aussi proposés par le parc, pour nous faire photographier par un photographe professionnel devant des endroits-clefs (le château) du parc. On les retrouve ensuite sur notre PhotoPass. La qualité des photos n’est pas exceptionnelle, mais elle permet d’avoir de jolies photos souvenirs.

Les ballons ont été rajoutés par le photographe du PhotoPass.

Et la magie dans tout ça ? Aussi incroyable que cela semble dans cette période anxiogène, elle est bien au rendez-vous !

Dès l’entrée du parc, on est accueillis par Mickey, Minnie, Pluto, Dingo, Tic et Tac, qui nous saluent depuis la gare de Main Street, sur la chanson « Welcome Back ! » (cette émotion…). En remontant Main Street pour aller au château, les Cast Members nous font une haie d’honneur en nous saluant : l’émotion ne cesse de croître à chaque pas !

Les cast members sont souriants, enthousiastes, gentils. Le parc a été restauré : les fleurs, replantées, les façades, repeintes. Pour compenser l’absence de parades et de princesses au Pavillon, il y a beaucoup plus de photolocations : les selfie spots avec les personnages et le points PhotoPass. Comme il y a moins de monde dans le parc, le temps d’attente est réduit, et on peut donc faire beaucoup plus d’attractions… et on n’attend pas pour manger ! Nous n’avons attendu à aucun restaurant, même pas au Coffre du Capitaine ou au Planet Hollywood !

Si vous voulez aller à Disneyland mais que vous avez peur du coronavirus, allez-y les yeux fermés : les consignes sanitaires y sont plus strictes qu’ailleurs, et la magie n’en a pas souffert.

Après ces mois de confinement, d’incertitude, dans cette période angoissante, si vous pouvez y aller, profitez-en ! Avec une réserve de masques suffisante, vous ne le regretterez vraiment pas !

Coronavirus·Disneyland·Voyages

Retourner à Disneyland en été

Que j’avais tort ! Que je me trompais de vous recommander de porter des escarpins compensés !

Si par malheur, vous avez suivi mes conseils, je l’en excuse humblement !

Par ma part, mes pieds ont tellement souffert pendant ces trois jours ! Trois jours de cloques, à chercher des souliers dans mon style et confortables dans le parc… j’ai même envisagé d’acheter et de réellement porter ces pantoufles Sully !

Mes yeux disaient « salvation, soulagement, libération ! »

Le salut est arrivé dans Frontierland, où de fausses Converse à l’effigie de Jack Skellington ont secouru mes pieds.

Avec mes sauveuses aux pieds.

Donc, si vous allez à Disneyland, ne pensez qu’au confort de vos pieds. Vous allez sans cesse marcher, ne gâchez pas votre séjour comme moi, par excès de coquetterie.

La chaleur aussi pourrait vous gâcher le séjour, si vous n’y êtes pas préparé : prévoyez de la crème solaire et de la Biafine. Si vous avez suivi mes stories Instagram, vous savez que j’ai attrapé des coups de soleil. Je n’avais pas pris de crème solaire, et je l’ai chèrement payé. Donc soyez plus prévoyants que moi. Heureusement, j’avais emporté de la Biafine, que j’ai généreusement utilisé chaque soir, à l’hôtel.

La chaleur excessive était tempérée par l’ombre et la végétation d’Adventureland, le coin du parc le plus frais, en période de canicule.

Parmi toutes les boissons de saison que je vous recommande pour leur fraîcheur, deux se distinguent tout particulièrement : le Mango Whip au Café de la Brousse (Adventureland), et les thés glacés de Victoria (Main Street).

Les fontaines pour boire librement sont désormais condamnées, à cause du risque de contagion. Donc, les seuls moyens de boire frais sont d’avoir sa propre gourde isotherme, ou d’acheter des boissons. Attention ! Le nombre de points de restauration et de nourriture à emporter est divisé par deux, la moitié est fermée.

Toutefois, Victoria Home Style Restaurant ne sert plus en salle. Pour respecter les normes sanitaires, les commandes sont servies en terrasse, et peu sont à l’ombre. Les places sont peu nombreuses, et il faut faire la queue. De plus, les thés glacés coûtent plus de 10€.

Pour un coût bien moindre, sur une plus grande terrasse, avec bien plus d’ombre, au bord de l’eau -où les carpes et les canards se disputent la vedette- vous pourrez savourer un Mango Whip au Café de la Brousse.

Un goût de paradis au cœur de l’été

Oh, le Mango Whip ! Mais quel délice ! Et vous lisez une personne absolument dégoûtée par la mangue ! Je déteste ce fruit, mais là ! C’est frais, exquis, désaltérant ! Il s’agit d’une glace à la vanille, baignant dans du jus et de la purée de mangue. C’est vraiment exquis.

A cause de la baisse de la fréquentation, de nombreux points de restauration sont fermés, comme je vous l’écrivais plus haut. Donc, logiquement, les créneaux de réservation -sur l’application Disneyland Paris- sont vite complets. Toutefois, alors qu’il n’y avait plus de réservation possible pour Le Coffre du Capitaine (l’ancien Blue Lagoon, le restaurant de Pirates des Caraïbes), nous nous y sommes pointés, à tout hasard, pour tenter notre chance. Elle était au rendez-vous ! Nous avons eu immédiatement une table, sans avoir à réserver !

Évidemment, impossible de parler de l’été à Disneyland et du coronavirus, sans aborder le port du masque. Je reviendrai dans un article sur toutes les consignes de sécurité, mais là, je veux casser une fake new tenace : non, le port du masque une journée entière, en pleine canicule, n’est pas une torture. Oui, on est soulagé de l’ôter une fois dans sa voiture, mais ce n’est pas le supplice que certains prétendent !

Mon mari et moi avons scrupuleusement respecté la consigne demandant de le porter en permanence -sauf pour manger et boire, évidemment !- et, malgré la chaleur (33 degrés), c’était supportable. Bien sûr qu’on transpire et qu’il faut donc le changer, mais ça ne donne pas mal à la tête (rumeur lue sur des forums), on ne s’étouffe pas (j’ai été essoufflée en courant avec), et ça fait des photos intéressantes (notre jeu était de deviner lequel de nous deux tirait la langue sur les photos).

Porter son masque par 33 degrés : on respecte les règles et on accepte la chaleur

En été, soyez donc prudents et ne vous trompez pas de combat : l’ennemi, ce n’est pas le masque, mais le soleil et des chaussures inadéquates !