Vie du Blog

Pour se remonter le moral

Pendant ces trois derniers mois, je crois qu’on a largement eu de quoi s’inquiéter sérieusement… et de céder à la panique, voire à se taper quelques crises d’angoisse.

Étant d’un naturel angoissé (facile à vivre ? Ce n’est pas moi), j’ai déjà eu l’habitude de développer, asseoir, et consolider quelques stratégies pour me remonter le moral.

Ça demande un peu d’anticipation, d’avoir quelques réserves devant soi, mais c’est comme avoir un kit de premiers secours : il faut l’anticiper.

  • en cas de coup de blues, quand je suis loin de mes grands-mères à Noël, par exemple, regarder la vidéo « A warm welcome » de Rowan Atkinson me réconforte toujours (son one man show me redonne systématiquement le sourire). Créez-vous une playlist « feel good », de vidéos qui vous font du bien.
  • de même, listez tous les films qui vous font du bien, et faites-vous un marathon… Quand j’ai dû rester à l’hôpital, suite à l’opération de mon bras, je souffrais atrocement et j’avais le moral au trente-sixième dessous. Mon (futur) mari m’a demandé les films que j’aimerais regarder sur son ordi. Instinctivement, j’ai répondu Moi, moche et méchant 2, L’Étrange Pouvoir de Norman, Les Minions, Hôtel Transylvanie. J’avais spontanément établi ma liste feel good, à regarder d’une traite…
  • … mais pas sans gourmandises ! En cas de coup de blues, c’est toujours bon de s’accorder un plaisir sucré ou salé, une boisson réconfortante… Pour ma part, c’est plutôt sucré (un muffin, de la brioche), avec du thé de Noël Compagnie Coloniale. Comme c’est une édition de fin d’année, uniquement vendue entre novembre et janvier en boutique, mais que j’en raffole depuis le collège, j’en achète toujours des stocks conséquents, l’hiver venu, afin d’en boire toute l’année sans souci. En cas de crise d’angoisse, je m’en prépare une théière, qui m’accompagne une bonne partie de la matinée.
  • mais peut-être qu’une pile de livres vous ferait plus de bien ? Il y a des ouvrages qui me font tellement de bien, que j’oublie instantanément ce qui me tracasse. Le Journal de Georgia Nicholson est tellement drôle, authentique, brut dans sa sincérité, que je n’arrive pas à retenir mes éclats de rire. Tous ceux à qui je l’ai recommandé l’ont adoré. Sleepy Hollow par Washington Irving me captive trop par son atmosphère immersive, pour me soucier de ce qui m’entoure alors. L’Étrange Vie de Nobody Owens me fait trop réfléchir et m’émeut trop pour penser encore à mes soucis. Il y a tant de beautés, d’œuvres qui peuvent nous sortir de nous-mêmes…
  • savoir identifier le type de mal-être : abattement, coup de blues, stress, colère, angoisse ? Selon le problème, la réponse est différente. (Ça peut sembler insignifiant, mais, selon mon état, je ne prends pas le même thé : si je suis démotivée, j’ai besoin de Lapsang Souchong. Si je suis fatiguée -moralement – c’est du Sencha qu’il me faut. Si l’inspiration me fait défaut, je choisirai du thé Marie-Antoinette Ladurée.)
  • trouver de quoi s’occuper en faisant quelque chose de concret : dessiner, cuisiner, jouer d’un instrument, ranger, réparer un objet, décorer… bref, transformer ses sentiments négatifs en un résultat qu’on puisse contempler avec satisfaction. (Attention aux décisions coup-de-tête qui peuvent nous pousser à repeindre un meuble en 10 couleurs dissonantes… je l’ai vu : regrets assurés pour le peintre, et questionnements perplexes pour tout son entourage).
  • détourner sa propre attention de ce qui nous tourmente. Je n’aime pas les journaux intimes, car écrire ses tracas, c’est les revivre une seconde fois. Je préfère penser à autre chose en lisant, en allant voir une amie ou mes grands-mères, en cherchant de l’inspiration sur Instagram pour de futurs projets, en déployant mon imagination au profit de l’organisation de voyages, soirées ou sorties : en me projetant soit dans l’avenir (là où aucune épidémie n’a encore frappé, aucun clown orange ne gouverne, aucune catastrophe écologique n’a encore été constatée : le futur, c’est l’absence immédiate), soit dans les œuvres de d’autres personnes, dont l’univers complet se passe de mes tracas.
  • faire du shopping (se prévoir une cagnotte « SOS » qu’on ne dépense que si une session shopping peut nous faire vraiment beaucoup de bien). Éventuellement, se faire une wishlist, dans laquelle on s’offre une pièce qui nous fait très très envie, un jour de gros coup de blues. Ça peut être un livre d’art, un tableau, un joli bijou, un voyage, un film en VOD, une robe, un parfum, son repas préféré en livraison à domicile… chacun ses goûts et son budget.
  • se bichonner. Parmi les soins que j’affectionne tout particulièrement, il y a le masque facial (bonus s’il est fun : texture bizarre, couleur pop, application ludique), qui nous donne littéralement l’impression de faire peau neuve. J’aime aussi énormément aller chez le coiffeur (j’attends d’y aller depuis le déconfinement… je vous expliquerai pourquoi j’attends août, dans un autre article), pour me faire bichonner (en cas de grosse déprime, préférez un soin des cheveux/massage du cuir chevelu/rafraîchissement des pointes, plutôt que de demander au coiffeur « faites-moi ce que vous voulez ! », car, en plus d’être déjà déprimé, vous risqueriez en plus d’être paniqué). J’adore aussi me faire une manucure, ou bichonner mes pieds. J’adore porter de jolis souliers, et je marche beaucoup. Donc mes pieds, déjà éprouvés par des années de danse, sont soumis quotidiennement à rude épreuve : alors les poncer, les nourrir avec mon baume préféré -la crème hydratante pour les pieds Burt’s Bees à la noix de coco- et les nicher dans de jolies chaussettes en cachemire (s’entourer de jolies choses de qualité est très agréable pour le moral) pour la nuit, me donne un vrai sentiment de satisfaction. Le soir, juste avant de sombrer dans le sommeil, un dernier geste de beauté me fait vraiment plaisir : masser mes ongles des mains avec le Sérum réparateur aux 10 huiles précieuses d’Écrinal. Il sent divinement bon, et il marche ! Je veux avoir de longs ongles, mais pouvoir utiliser mes mains sans casser mes ongles. Je veux qu’ils soient beaux, lisses, brillants, unis. Je les ai en plus malmenés en les rongeant pendant plus de 25 ans. Ce sérum rattrape absolument tout et les embellit. Chaque matin, je me réveille avec la satisfaction de les améliorer. Si j’ai une vraie flemme, je me fais couler un bain avec un ballistic Lush (de préférence très coloré et parfumé), je prends une tasse de thé, un livre pas fragile (j’ai mes préférés en première édition -généralement plus grande, plus belle- et en format poche -justement pour le bain, pour les prêter : peu cher), je mets de la musique sur YouTube (il y a des vidéos de plusieurs heures pour la détente : tapez « détente ondes alpha », le résultat est garanti !). Je peux rester ainsi des heures.
  • en cas de grosse déprime, et si j’en ai le temps : méga sieste. Ne pas avoir assez de sommeil joue vraiment beaucoup sur le moral et, bien sûr, l’énergie. Dans ce cas, je coupe mon portable, j’enlève les piles du fixe, je vaporise la brume d’oreiller relaxante Aromachologie L’Occitane sur mon coussin, j’enfile un hoodie en peluche rose très très moelleux, je mets un masque de sommeil sur mes yeux, je ferme la capuche de mon hoodie au maximum, je me niche sous les couvertures. Et le monde extérieur peut aller se faire voir. Je dors. Si mes soucis sont trop forts, alors, je mets une vidéo d’hypnose (il y en a plein sur YouTube, vous trouverez forcément votre bonheur) : le but n’est pas tant de s’endormir, que de se focaliser sur autre chose que sa cacophonie mentale.
  • se créer une atmosphère douce, rassurante : on se sent mieux si notre regard n’est pas heurté par une pile de factures, de vaisselle sale, de linge à plier… Quand on est profondément abattu, on n’est pas toujours assez en forme pour ranger, nettoyer. Alors, il faut se ménager en permanence un coin apaisant, où notre champ de vision ne sera pas en permanence incommodé par du désordre ou des interférences extérieures. Cet endroit doit être moelleux -un canapé, un lit, un gros fauteuil- avec un plaid, en fausse fourrure ou en peluche, avec des couleurs douces (bleu, gris, rose, vert… toujours dans des nuances claires et sourdes, rien de vif), du silence ou de la musique douce, et des odeurs agréables (les bougies Trudon sont une merveille, surtout Balmoral et Lavallière). Vous pouvez aussi y mettre la reproduction d’une œuvre d’art qui vous apaise -pour moi, c’est le tableau Dans le bleu, d’Amélie Baury-Saurel. Le personnage plongé dans une contemplation lointaine me plonge toujours dans une douce rêverie. Dans ce coin, essayez d’éviter votre portable : éteignez-le, et laissez-le dans une autre pièce. Créez-vous un coin rien qu’à vous, un espace de calme, où tous vos sens sont flattés. Vous pouvez même dire à votre entourage : « quand je suis là, il ne faut pas me déranger, j’ai besoin de calme. Ce n’est pas négociable. »

Car, quand on veut aller mieux, il est très important de comprendre que notre bien-être est crucial (ça peut sembler évident, mais combien de personnes s’oublient au profit de leur entourage, ou dans le rythme haché du quotidien ?). Ne vous oubliez pas au profit des autres. Il n’y a rien d’égoïste à vouloir prendre soin de soi. Si vous êtes profondément altruiste : comment pourriez-vous être disponible pour les autres, si vous ne vous sentez pas bien ? Donc, même si les autres sont votre priorité, prenez soin de vous.

De plus, la seule personne qui vous accompagnera absolument toute votre vie, à chaque seconde, ce n’est que vous, et seulement vous ! Alors prenez soin de vous, soyez doux et bienveillant à votre propre égard. Si on n’a qu’un seul vêtement pour toute la vie (quelle horreur !), on l’entretient avec soin et application. Faites de même avec votre âme. Parce qu’il n’y aura jamais de boutique pour changer de soi. Traitez-vous avez autant d’amour, de douceur et d’indulgence que vous traiteriez votre enfant.

Disneybound·Disneyland·Garde-Robe·Liste·Mode·Style

Tenues d’été pour Disneyland Paris

Comme promis, voici des idées de tenues pour être à l’aise avec style, à Disneyland en été !

Pour commencer, une tenue très féminine, dont les manches courtes sont très pratiques, avec la chaleur. Cette tenue est un Disneybound de Raiponce, et la marque EMP propose actuellement des vêtements inspirés des princesses Disney, idéales pour ce style très romantique.

Disneybound Raiponce :
Robe Raiponce : EMP, sac cabas Rapunzel & Pascal : Colors and Chouette, ballerines compensées Marco Tozzi (ancienne collection), boucles d’oreilles et serre-tête fleuri AliExpress, lunettes de soleil Lolita Lempicka pour Etam (2007).

C’est une des tenues que je porterai, cet été, à Disneyland.

J’ai choisi d’accessoiriser la robe avec un serre-tête fleuri qui rappelle non seulement Raiponce, mais qui dégage aussi le visage, qui aura chaud avec le masque.

Le sac est assez ample pour accueillir le « kit Disneyland » de ma liste. Son imprimé subtil reproduit le blason de Corona et Pascal, ce qui est bien sûr un clin d’oeil à la princesse, mais qui demeure toutefois assez discret pour le porter en d’autres occasions. Attention : si vous aimez faire les attractions qui secouent et qui vous retournent, choisissez un sac qui se ferme complètement.

Les ballerines, quant à elles, sont un peu compensées, ce qui assure une jolie silhouette tout n’ayant pas mal aux pieds et au dos (et étant longtemps à plat, debout).

Je sais que c’est tabou, mais beaucoup de femmes ont les cuisses qui frottent en été, ce qui leur fait mal au point de ne pas pouvoir marcher jambes nues. Elles sont obligées de porter un collant même en plein ete, c’est pourquoi je vous ai proposé des souliers à bouts fermés.

Toutefois, il existe au moins 3 autres solutions au problème des cuisses-frotteuses, qui permettent de porter des sandales et des nus-pieds :

  • appliquer sur la zone, avant de marcher, de la crème Nok d’Akiléine, et du stick Bariederm par-dessus (pas trop : un peu suffit et ça pourrait tacher votre tenue). Gardez le stick Bariederm dans votre sac, pour en réappliquer si nécessaire.
  • portez un cycliste fin, juste assez long pour couvrir la zone de friction. Dim propose des « boxer minceur » pour femme. Le principe étant de compresser le corps pour lui faire perdre visuellement une taille, si vous ne cherchez qu’à éliminer le problème de friction, optez pour une taille au-dessus de la vôtre, car ils sont étroits.
  • vous pouvez aussi choisir des collants sans orteil (ouverts au bout du pied, juste retenus par une couture entre le premier et le deuxième orteils, comme des tongs). Plusieurs marques en proposent. Trouvez ceux qui correspondent à votre taille, votre couleur, et stockez-les ! Ce genre d’article est très peu réapprovisionné sur une seule saison.

Pour la deuxième tenue, j’ai choisi un style beaucoup plus cool, avec des touches Disney, pour le plaisir de rester dans le thème de la destination :

Tee-shirt : Tentenshirts, short : Naf Naf, espadrilles : Amazon, sac : sur Etsy, lunettes de soleil : Lunettes Vintage, casquette, chouchou et boucles : AliExpress.

J’ai choisi une tenue très décontractée, pour montrer qu’on peut complètement choisir le confort, sans pour autant sacrifier le fun d’une tenue immersive.

La casquette a la particularité d’avoir une fente au-dessus de sa languette, pour pouvoir se coiffer en queue-de-cheval, et la laisser sortir hors du couvre-chef. Ainsi, on a le visage protégé du soleil, mais nos cheveux ne nous tiennent pas chaud.

Les boucles d’oreilles (cliquez, zoomez) représentent Blanche-Neige, pour faire un rappel du tee-shirt et de son message estival.

Les espadrilles peuvent être doublées d’une semelle intérieure Scholl pour un maximum de confort.

Je n’ai aucun code promo à vous proposer pour tous ces articles, car il n’y a aucun partenariat entre ces enseignes et moi, je les ai choisies pour le plaisir de partager avec vous des pièces que je trouve sympas, et qui pourraient vous donner des idées de tenues. Mais les soldes commencent bientôt, et, avant de valider votre panier, tapez, dans votre barre de recherche, le nom de la boutique en ligne avec l’expression « code promo » : vous pourriez ainsi cumuler une réduction supplémentaire…

Alors, laquelle des deux préférez-vous ? Qu’aimez-vous porter pour aller en été à Disneyland ?

Disneyland·Garde-Robe·Lifestyle·Mode·Style·Voyages

Valise d’été pour Disneyland Paris !

Je retourne enfin à Disneyland, et en plein été ! Je n’y étais pas retournée durant les grandes vacances depuis… 15 ans ! Le lendemain de ma rencontre avec mon mari !

Je suis si excitée que j’ai déjà commencé à faire la liste de ce que j’emmènerai pour ce séjour de trois jours en amoureux.

En effet, pour aller à Disneyland, nous partons de Toulouse : autant dire qu’un tel voyage ne s’improvise pas !

Je vais donc vous proposer deux listes :

  • celle pour une journée dans le parc en été (ce que vous emportez avec vous dans Disneyland)
  • celle pour un séjour de plusieurs jours durant cette même saison (ce que vous laissez à l’hôtel)

Comme toujours, je prépare cette liste dans un petit cahier, facile à transporter dans mon sac à main. Avant le voyage, cela me permet d’y rajouter des choses, d’en modifier, de changer d’avis vingt fois sur mes tenues, et pendant le séjour, je suis plus organisée pour préparer mon sac à main/dos et la tenue que je vais porter.

En effet, dans ces cahiers, je liste tout ce que je vais mettre pour chaque jour. Comme vous pouvez le voir ci-dessus, même les sous-vêtements sont notés : certaines tenues exigent de la lingerie invisible, et on peut oublier ce détail en préparant sa valise. Qui a envie de n’avoir que des sous-vêtements noirs, quand il va porter du blanc ?

Je dédie une page par tenue de voyage (cela équivaut en général à « une page = une journée complète », mais, parfois, il faut aussi prévoir une page pour les tenues de soirée, comme lorsque nous sommes partis à Venise, où le costume et les robes longues sont de rigueur pour l’opéra et les restaurants chics). Puis je laisse quelques pages vierges (au cas où je devrais rajouter une tenue ou qu’une des pages précédentes soit trop raturée et à recommencer), et je liste tout ce dont j’aurais besoin, mais qui ne fait pas partie de mes tenues (mon prochain post sera consacré aux idées de tenues à porter en été, à Disneyland).

Vous êtes prêts ? C’est parti !

Pour une journée d’été dans le parc, vous aurez besoin :

  • d’au moins trois masques jetables, ou d’un masque lavable avec des filtres de rechange
  • de gel hydroalcoolique (mais il y a aussi beaucoup d’endroits où se savonner les mains dans le parc, car l’alcool du gel fait mauvais ménage avec le soleil)
  • de la crème solaire hydratante pour les mains
  • d’une gourde isotherme, avec de l’eau et des glaçons, ou de l’eau très fraîche
  • de lunettes de soleil
  • d’un chapeau ou d’une casquette
  • de crème solaire pour le visage, et pour le corps
  • d’un éventail ou d’un petit ventilateur portable
  • de votre portable avec la batterie chargée à bloc, pour utiliser l’application Lineberty (obligatoire pour réserver sa place dans de nombreuses activités dans le parc) et connaître le temps d’attente pour chaque attraction sur l’application Disneyland
  • une batterie de secours et son câble (indispensable pour rebooster votre téléphone qui va s’épuiser à chercher du réseau -pas toujours aisé à capter dans le parc- et à prendre des photos)
  • un appareil photo pour ceux qui le préfèrent au smartphone (attention à tous les photographes : même si des relous transgressent allègrement cette règle, les perches à selfies sont interdites dans les parcs !)
  • des chaussures confortables, mais surtout pas neuves (vous pouvez avoir envie d’être à votre avantage sur les photos : choisissez des compensées pas trop hautes et anti-dérapantes, car il y a un énormément de zones glissantes), puisque vous allez piétiner dans les queues pour les attractions, les restaurants, et énormément marcher (les parcs sont grands, et leurs entrées sont éloignées, tout comme le point de contrôle de la sécurité et le parking). Des sandales, des ballerines ou des sneakers sont bien aussi. Je ne vous conseille pas les tongs, vous risquez d’avoir très mal si on vous écrase les pieds (ça arrive souvent)
  • un parapluie pliant ou un imperméable compact (ceux vendus dans des boules bleues chez Primark ne sont pas élégants mais n’en demeurent pas moins pratiques pour les brèves averses d’été qui tombent de temps en temps sur le parc)
  • une tenue légère, avec un petit gilet pour vous protéger de la fraîcheur en sortant du restaurant le soir, ou en entrant dans Pirates des Caraïbes
  • votre Pass/vos billets
  • votre pièce d’identité
  • de la monnaie (toujours utile, il y a toujours un point de vente dont le lecteur de carte est HS) et votre carte bleue
  • des antidouleurs
  • quelques barres énergétiques, qui ne fondront pas avec la chaleur (si vous ne voulez pas craquer pour les gourmandises du parc… ça m’en fera plus !)

Pour votre séjour, pensez à mettre dans votre valise :

  • du spray anti-guêpes, dont vous vous vaporiserez avant de quitter l’hôtel : le parc en est envahi en été.
  • des pansements, du désinfectant, des petits ciseaux, des pansements pour les ampoules (malgré vos précautions, vos pieds peuvent souffrir)
  • des souliers de rechange, qui iront avec vos tenues aussi, et confortables : vos pieds auront peut-être besoin d’un maximum de soins
  • un gel rafraîchissant pour soulager vos jambes (le gel Alvadiem est le meilleur des nombreux que j’ai essayés)
  • un soin nourrissant pour vos pieds (la crème Burt Bees pour les pieds, à la noix de coco, est la plus efficace pour délasser et réparer en une nuit : avant de vous coucher, massez vos pieds avec -attention à vos habits, elle est grasse- et mettez directement des chaussettes moelleuses. Lavez-vous bien les mains et faites de beaux rêves !)
  • votre trousse d’hygiène habituelle
  • votre trousse de beauté habituelle (ce n’est pas parce que le masque est obligatoire qu’on a forcément envie de renoncer à cette coquetterie : on ne le fait que si on veut !)
  • des lingettes démaquillantes (la marque BioSecure est le top pour la peau et l’environnement)
  • une jolie tenue de nuit pour prolonger la magie du séjour au lit
  • une ou deux serviettes de douche si on se doute que l’hôtel va être radin (perso, à cause de mon handicap, je dois même apporter des oreillers pour caler mon bras, car l’hôtel n’en prête que contre une caution de 100€… et qu’on a carrément autre chose à faire que de signer des chèques en arrivant, après 5h de route)
  • une tenue de secours (si votre glace/maquillage se renverse sur vos vêtements, vous serez ravie d’avoir une tenue de rechange au cas où)
  • vos médicaments habituels (antihistaminiques, anti-inflammatoires, pilule etc.)
  • de la Biafine
  • de l’après-soleil (le beurre corporel Lime Colada d’Hawaiian Tropic est tout simplement divin, je l’utilise depuis au moins huit ans)
  • un maillot de bain si vous séjournez dans les hôtels Disney (uniquement accessibles à cette condition)
  • un joli peignoir pour ouvrir au room service (s’il vous apporte des oreillers supplémentaires, par exemple)
  • du baume à lèvres (avec le masque toute la journée, votre bouche sera ravie)
  • un masque visage détoxifiant (idem)
  • votre carnet d’adresses, un stylo et des timbres, pour rédiger vos cartes postales dans le parc et les y expédier depuis Disneyland !
  • comme le soir, j’aime bien prendre un Earl Grey et que l’hôtel n’en propose pas, j’emmène mes propres sachets de thé, et j’utilise la vaisselle du petit-déjeuner, qui est déjà exposée dans la salle à manger (mais pas les sachets de thé), ainsi que le micro-ondes.
  • un livre
  • un masque… pour les yeux, pour dormir bien dans le noir
  • des boules quiès (personnellement, je n’aime pas, mais les hôtels peuvent être très bruyants pendant les vacances)
  • des pantoufles

Voilà ce qui rend mes valises (oui, oui, au pluriel !) si volumineuses !

Ai-je oublié quelque chose ? Que rajouteriez-vous ? Quels sont vos indispensables à glisser dans votre valise pour Disneyland ?

Style·Garde-Robe·Shopping·Introspection·Mode·Handicap

Comment mon handicap a changé mon budget mode

Avant de me bousiller mon bras gauche et d’être définitivement handicapée, je portais des vêtements See by Chloé, Manoush, Bel Air, Sandro et Maje.

Photo de moi-valide : une de mes robes Bel Air préférées, avec mes fameux collants roses… je cachais mes bras, qui me complexaient depuis toujours (l’ironie)

Une jupe coûtait entre 80 à 200€, une robe, entre 120 à 300€, un manteau, de 200 à 500€.

J’aimais leur style (je les aime toujours), leur coupe, leur qualité (oui, ceux que j’avais étaient de qualité).

Puis mon coude gauche et mon épaule se sont éclatés. J’ai passé deux mois sans pouvoir enfiler la moindre manche. J’ai porté des marcels (oui. Des marcels). Dans les mois qui ont suivi, j’ai dû envisager un type de tenue que je puisse enfiler avec le bras gauche bloqué (enfiler un vêtement sans pouvoir DU TOUT bouger un bras entier est un vrai challenge. Et s’il y a une marque intéressée qui passe par là : je cherche sérieusement à créer une vraie belle collection vestimentaire fonctionnelle et pratique pour tous les handicaps et les malformations possibles. Je veux VRAIMENT créer de beaux vêtements que les personnes handicapées puissent toutes porter. Je suis surmotivée et j’y pense et je prépare et j’organise ce projet dans ma tête, tous les soirs depuis 5 ans).

Bref, j’ai cru que ce manque d’amplitude, ces douleurs et mes 15 heures de kiné hebdomadaires seraient temporaires. Donc j’ai choisi des vêtements bon marché (entre 5 à 30€). Des vestes qu’on appelle en France « kimonos » (mais qui n’ont RIEN de kimonos), des débardeurs amples, des brassières élastiques (enfilez et fermez un soutien-gorge avec un seul bras), des jupes fluides courtes à la ceinture élastiquée, et des mocassins et des ballerines (je flippais complètement à l’idée de tomber et de ne pas pouvoir me rattraper, ou d’abîmer encore plus mon bras).

Au bout de quelques mois, j’ai fini par croire les spécialistes qui m’expliquaient tous que je ne pourrais pas gagner plus d’amplitude que ce que la kiné m’avait fait gagner, et que la douleur resterait toujours (et ils avaient raison).

J’avais récupéré la capacité à lever l’épaule, et je pouvais ouvrir/fermer un peu plus le coude. Mais le traitement à la cortisone contre l’algodystrophie m’avait fait gagner… deux tailles. Plus une seule de mes tenues pré-C3PO ne m’allait. La mort dans l’âme, j’ai dû enterrer ma taille 38 et mes vêtements de marque. J’étais prête à les donner, même si j’y tenais beaucoup.

J’ai donc demandé de l’aide à mon mari, pour procéder à ce tri. Mais il m’en a dissuadée : j’y tenais, mes vêtements étaient importants pour moi, donc pourquoi les donner, même si je ne pourrais plus jamais les porter ? La maison était assez grande pour les ranger à l’abri de la poussière. Il m’a aidée à les emballer dans une poche sous vide. J’avais l’impression de les mettre dans un sac mortuaire. C’était comme voir mourir mon ancien moi, totalement valide, mince, musclé, et capable de dépenser des sommes importantes pour sa garde-robe.

J’ai vu des centaines d’euros devenir inutiles. Les vêtements s’empilaient dans ces sacs sous vide, représentant des centaines d’heures de travail, des milliers d’euros inutilisables.

C’est exactement à ce moment-là que j’ai décidé de réduire drastiquement le prix de chacun de mes futurs vêtements. Je n’achèterais jamais plus d’habits chers, puisqu’ils pouvaient ne plus m’aller, du jour au lendemain.

Comme je pouvais enfin lever l’épaule et plier et déplier un peu plus mon coude, je pouvais aussi enfin utiliser une fermeture éclair.

De plus, grâce à mon amie Alicia, j’avais un outil extrêmement utile pour les fermer plus facilement : une chaîne munie d’un crochet, un précieux accessoire utilisé par les élégantes dans les années 50. Et j’arrivais enfin à l’utiliser de nouveau (il faut lever l’épaule, tandis qu’on maintient la fermeture tendue vers le bas de l’autre main : son usage requiert deux bras fonctionnels). À moi les robes au buste un peu plus ajustées, adieu les vêtements amples ! (Merci Alicia !)

Alors oui, j’étais nettement plus ronde qu’avant, mais je chérissais mon corps pour sa capacité à guérir, à encaisser la douleur, et à continuer de me porter malgré tout ce qu’il avait subi. Donc taille 36, 40, 42, 44, quelle importance ? Dès lors que vous avez la capacité de vous lever le matin sans hurler de douleur, aimez votre corps. L’absence même de douleur intolérable est suffisante pour m’accepter telle que je suis.

Donc, un an et demi après mon opération, et ayant retrouvé un peu de motricité, j’ai décidé de me réapproprier mon corps sans tatouage ni saut à l’élastique, mais avec une garde-robe toute neuve, fidèle à mon style : des vêtements cintrés en haut, amples en bas (la fameuse coupe New Look de Dior).

Robe Collectif Clothing : mon bras handicapé est celui avec lequel je tiens ma robe. Il ne peut pas être plus tendu, et, même si je peux lever son épaule plus haut, c’est très douloureux. Quoiqu’il en soit, voici exactement le type de coupe que je peux porter, et que j’adopte depuis que mon handicap s’est à peu près stabilisé.

Toutefois, j’ai respecté ma contrainte budgétaire : pas plus de 60€ (sans frais de port) pour un vêtement, sauf si c’est un cadeau pour mon anniversaire, ma fête ou la Saint Valentin (je m’offre toujours un cadeau de moi à moi pour cette occasion).

Ça ne m’empêche pas de shopper des habits/accessoires valant plus de 60€, mais coûtant moins cher, car d’occasion/dégriffés, sur Vinted, Ebay, ou très très soldés. Sinon, j’opte pour des marques à des prix accessibles, comme Lindy Bop (R.I.P… leur marque n’a pas survécu au coronavirus -et ce n’est pas ironique), ou Run & Fly.

Et j’ai bien fait ! Car, lorsque le traitement pour ma tumeur a commencé à faire effet (oui, je cumule… c’était 2 ans après m’être cassé le bras), j’ai perdu une taille de vêtements. J’ai donc dû ENCORE me racheter une garde-robe… toujours dans les limites de mon budget.

J’ai conservé cette taille jusqu’au confinement. Qui m’a fait reprendre une taille au-dessus.

Et que je reperdrai une fois que l’activité physique que j’ai reprise pour rester en bonne santé m’aura fait mincir (même si ce n’est absolument pas le but).

Bref, je suis ravie d’avoir pris cette décision : les montagnes russes de ma santé et de ma morphologie me prouvent que les vêtements, même si on les chérit, peuvent être éphémères, et qu’il est plus sage de ne pas y investir beaucoup… surtout si on travaille durement pour les acquérir.

Confinement·Disneybound·Garde-Robe·Introspection·Lifestyle·Mode·Shopping·Style·Toulouse

Je ne sais plus m’habiller !

Constat incongru pour une passionnée de style, dont la garde-robe occupe quatre pièces (ne me jugez pas).

Et pourtant ! Je ne sais plus composer une tenue dans laquelle je me sente bien, et adaptée aux circonstances.

Cette inaptitude est due à plusieurs facteurs.

Tout d’abord, j’ai pris du poids à cause du confinement (trop de cuisine gastronomique et de sédentarité) et je suis entre deux tailles : le 42 me serre, et le 44 est trop large. De plus, les vêtements, que je possède dans cette taille, ont beau être jolis, je ne me sens plus moi-même en les portant. Peut-être parce qu’ils sont trop amples, peut-être parce qu’ils correspondent à une période de ma vie assez triste (je venais d’apprendre que j’avais une tumeur).

De plus, c’est l’été… la pire saison pour s’habiller. Je déteste l’été : on transpire, les vêtements collent, et les seuls dans lesquels je pourrais à peu près supporter les 30 degrés quotidiens me découvrent suffisamment pour que tous les pervers que je croise se croient obligés de me gratifier de leurs remarques lubriques. Ça fait rêver, j’ai tellement envie de me faire harceler dès que je mets un orteil dehors !

J’ai beau être viscéralement féministe (une phrase qui commence avec « j’ai beau être », c’est comme « mais » : ça ne peut que mal finir), je suis aussi une femme qui subit le harcèlement de rue depuis ses 15 ans, soit 20 ans de remarques sexistes, d’insultes, de pressions verbales, qui nuisent à la liberté de circulation et qui s’empilent, s’accumulent, comme un sac de pierres qu’on traîne derrière soi. La plupart du temps, je riposte (je ferai un article là-dessus). Mais (et voilà le « mais ») il y a des jours où je suis non seulement trop fatiguée pour riposter, mais aussi pour entendre ces insultes, mais même pour me supporter, moi, si je m’écrasais face à ces remarques. Si je les encaissais en silence, je m’en voudrais également. Donc, ces jours-là, je mets des habits qui m’éviteront toute remarque. Juste pour sortir, vaquer à mes occupations et me faire oublier.

Hier était exactement ce type de journée. J’avais des colis à récupérer aux quatre coins de Toulouse, je devais aller nourrir le chat de ma meilleure amie, il faisait 36 degrés, j’étais fatiguée, et je savais que je quittais la maison à 11h, et que je ne rentrerais pas avant 18h.

Il faisait atrocement chaud, j’allais beaucoup marcher, et porter énormément de poids dans des sacs Ikéa (beaucoup de colis lourds). Donc, pour la première fois depuis plus de 10 ans, j’ai mis un jean. N’en ayant pas à moi, j’ai emprunté un jean à mon mari. Littéralement un jean boyfriend. Avec, je ressemblais à un hobbit (jean trop large et trop long), même avec un haut péplum, des sandales plates à froufrous et mon sac chéri imprimé wax.

J’ai mis un an et demi à l’acheter. Je l’ai repéré à sa sortie, mais quand j’ai pu me l’offrir, il n’était plus disponible… Les regrets étaient énormes. Je l’ai retrouvé dans un bac de grosses remises, un an et demi après, dans un Etam lingerie. À -60%. J’ai bien fait d’attendre.

Bref, hier, j’étais un hobbit. J’ai pu vaquer à mes occupations sans trop mourir de chaud (top péplum léger, jean ample), sans me faire harceler (pas de Sauron dans les parages), mais je me sentais tellement, mais tellement pas à mon avantage, et, surtout, vraiment pas moi.

Comment ça ? Que je ne sois pas un hobbit vous surprend ?

Donc je suis rentrée, ravie de mettre à la machine tous mes vêtements, de retirer ces habits dans lesquels je me sentais vraiment moche et pas du tout en accord avec mon style et ma personnalité.

Sauf que si je sais très bien ce qui n’est pas mon style, je ne sais plus ce qui l’est.

Pour la vie quotidienne, je veux dire. S’il s’agit de s’habiller pour Disneyland, un baptême, une soirée en boîte (vivement la réouverture du Zapata), un réveillon, je composerai une tenue en un claquement de doigts. Pour glander aussi.

Mais pour la vie quotidienne… à plus forte raison en été… je suis incapable de constituer une tenue qui me satisfasse. Dans laquelle je me dise : c’est vraiment moi, et c’est plutôt adapté aux circonstances (« plutôt » étant le compromis idéal entre le protocole vestimentaire réel et ordinaire, et mon propre style très théâtral et féminin).

Je pense que le problème ne vient pas du réel. Je suis parfaitement consciente des contraintes vestimentaires imposées par chaque situation. Je crois surtout que le problème vient de moi.

J’ai passé un mois de confinement à faire des Disneybounds, pour lesquels je composais des tenues en suivant non pas des exigences réelles (aller au travail, chez le dentiste…), mais un calendrier de thèmes quotidiens.

Disneybound de Monsieur Mouche, pour le Unofficial Disneybound Challenge.
Non, je n’irais pas bosser vêtue ainsi : sandales d’été, veste de mi-saison, tee-shirt aux manches atroces (cachées)… Non.

J’ai passé un autre mois en pyjama, sauf pour récupérer les courses chez Chronodrive.

Pendant ce deuxième mois, j’ai en plus pris du poids.

Et le temps passé sur Instagram a complètement embrouillé mes goûts. Mon style déjà très éclectique (classic/gothic/sweet lolita, pin-up, twee..) s’est retrouvé totalement fragmenté et éparpillé par la multitude d’influences qui m’ont fascinée et qui se sont ajoutées à celles que je connaissais déjà. Le cottage core, avec ses nymphes issues des Quatre Filles du Dr March. Le gotho-pouffe de Kill Star (un peu comme si Morticia Addams allait en boîte). Le pastel-pouffe de Dollskill (la même, mais version Barbie Girl par Aqua). Les styles de Sabrina Spellman par Netflix, Chanel Oberlin de Scream Queens.

Figurez-vous donc Jo March, dans une mini robe rose bonbon, bordée de plumes de cygne bleu layette, avec de grosses sandales Demonia noires à plateforme de 12cm. C’est cadeau. Vous pouvez vous désinfecter le cerveau à la javel, pour chasser cette vision de cauchemar. Ou la garder bien au chaud pour un film apocalyptique. Mais ça n’en demeure pas moins toutes les influences extrêmement visuelles, hautement appuyées, pas du tout subtiles, auxquelles j’ai soumis mon inconscient, pendant des dizaines de jours. Je ne suis pas sûre d’avoir laissé mon sens critique en action.

Résultat, j’ai envie de porter des tenues toutes très très jolies (à mon goût), mais qui n’iront pas forcément à ma morphologie (et je préfère flatter ma silhouette, même si ce n’est pas une obligation -les vêtements ne sont pas obligatoirement destinés à nous sublimer, même si ça aide la confiance en soi), et qui ne sont absolument pas en phase avec mon métier. Et que je n’ai pas dans ma penderie. Et que je ne prévois carrément pas d’acheter. Je ne veux pas dépenser pour avoir plusieurs garde-robes : si je veux m’habiller selon un style, je veux en avoir plusieurs tenues, pour multiplier les possibilités de le porter.

Comme je suis vraiment, vraiment, perdue, je reviens vers ce qui me va et que j’aimais porter, à une époque où je n’avais ni mon handicap, ni ma tumeur : mes jolies robes d’il y a cinq ans ou plus.

Or, depuis, j’ai donc pris 2 à 3 tailles de vêtements. Donc mes propres exemplaires de ces robes ne me vont plus. Par conséquent, je les rachète sur Vinted dans ma taille actuelle (cette appli est une vraie mine d’or pour trouver d’anciennes pièces à prix raisonnables… même si le vrai prix à payer est des interactions avec des personnes pas toujours très agréables. La misanthrope en moi est déjà en train de planifier la date à laquelle je quitterai l’appli -septembre probablement.).

Je me dis qu’en reprenant une vie active, je remettrai en place le curseur de mes goûts, je recarderai ma personnalité -le problème est aussi là : je n’ai pas travaillé depuis longtemps, et la vie active occupant d’ordinaire une bonne part de mon temps et de mon espace mental, je me suis aussi perdue en route, je suis devenue plus floue et indistincte à mes propres yeux. Et, quand on ne sait plus trop qui on est, il est presque impossible de savoir quel est son style. En tout cas pour moi.

Car je suis convaincue que je ne sais plus m’habiller parce que le style est la transposition visible et directe (plus encore que les mots : avant même de dire un mot, votre choix de vêtements, votre façon de les porter, les assembler, les accessoiriser, parle déjà) de notre essence. Et qu’on ne peut pas traduire ce qu’on ne comprend pas.

Beauté·Confinement·Coronavirus·Lifestyle·Shoeshoeshoes·Shopping·Toulouse

Confinés

En février, à l’occasion d’un repas de famille, quand j’ai exprimé ma préoccupation face au coronavirus, et ma certitude d’un confinement prochain, tout le monde (à l’exception de mon mari) s’est esclaffé.

Le week-end suivant, mon mari et moi allions faire les courses pour stocker ce que j’estimais nécessaire pour un moins un mois d’enfermement :

  • du pain de mie
  • des sacs poubelle
  • l’incontournable papier toilette
  • plein de javel
  • de la litière pour chat (pour le chat, pas pour m’exfolier)
  • des croquettes pour chat (chez le vétérinaire)
  • des produits d’hygiène (savon, shampoing, démêlant, le fameux exfoliant, dentifrice, brosse à dents)
  • des pâtes et du riz
  • des sauces pour pâtes et riz
  • plein de poêlées de légumes surgelées
  • des compotes
  • des oranges, des citrons
  • du thé
  • du lait
  • des pansements, du désinfectant et du coton
  • du liquide vaisselle et de la lessive
  • du sucre, de la farine, du sucre vanillé, des tablettes de chocolat noir
  • des oeufs
  • de la salade (les sucrines se conservent bien)
  • des yaourts, du fromage
  • du pain précuit
  • du muësli
  • du thon, des sardines en boîte
  • des samoussas, des beignets de crevette, des rouleaux de printemps et des boules coco surgelés au supermarché asiatique voisin

Le 17 mars (trois semaines après), le confinement commençait, et mon mari se mit à télétravailler chez nous.

On a la chance de vivre dans une grande maison, avec un jardin, dans une résidence fermée, elle-même bénéficiant d’un joli parc arboré et d’une piscine (fermée jusqu’à juillet). Bref, être confinés dans ces conditions est l’idéal.

J’ai un tempérament explosif, et mon mari n’est pas démineur. Nos confrontations peuvent être homériques, et, quand nous sommes partis trois semaines au Japon, je me souviens m’être demandé où partir, où m’isoler, en cas de dispute, dans ce pays dont je ne parle pas la langue et que je ne connaissais pas.

Pourtant, quand je me suis cassé le bras, et que je suis devenue handicapée, j’ai aussi découvert que nous étions tous les deux capables d’une infinie souplesse de caractère, et d’être excessivement conciliants l’un envers l’autre.

Quand le confinement a été annoncé pour quinze jours, je me suis doutée qu’on se cloîtrait en réalité pour au moins six semaines. Et je ne savais pas comment nous allions gérer un éventuel conflit.

Il n’y en a pas eu un seul. Pas un pendant tout le confinement. Instinctivement, on a fait preuve de la même infinie patience mutuelle. On a vécu ce confinement avec, certes, la frustration de ne pas pouvoir aller et venir à notre guise et la frustration de ne pas voir nos proches, mais la sensation d’être dans notre bulle. On était très privilégié. Télétravail (donc réveil plus tard) dans notre bureau pour mon mari, déjeuner en amoureux, retrouvailles plus tôt ensemble le soir, des plats bien mijotés avec amour…

Beaucoup, beaucoup de bons (pas petits) plats mijotés avec amour. Impossible d’aller au restaurant, au cinéma, en boîte, d’aller voir nos proches, de faire des soirées, des fêtes… donc nos repas sont devenus beaucoup plus festifs que d’ordinaire.

Des fondants au chocolat, des burgers, des leçons de cuisine sur Houseparty pour des amies, des soirées gastronomiques mexicaines, des apéros améliorés, des sessions films Harry Potter-popcorn, des chocolats chauds (il faisait froid au début du confinement)…

Et beaucoup, beaucoup d’inaction. Plus de sorties, beaucoup de lecture et de films, beaucoup de dessin, de rangement… résultat : j’ai prendre 5 kilos (je ne me pèse jamais).

Et, contrairement à mon quotidien, je ne me suis pas retrouvée seule une fois pendant ces huit semaines. D’ordinaire, je passe au moins une journée seule chez nous, du matin au soir. C’est une journée que j’aime, pendant laquelle je reste en pyjama, où je dors si je veux, où je mange quand je veux, et où je n’ai aucune interaction avec qui que ce soit.

Or, pendant le confinement, je ne pouvais pas résister au plaisir de savourer un bon déjeuner avec mon mari, sur notre terrasse. Et je n’avais pas envie qu’il me voit tous les jours en pyjama, comme pendant cette fameuse journée hebdomadaire « à la maison », seule.

Pour autant, cette journée de solitude me manquait. J’ai réalisé que j’avais besoin d’être seule, de vivre à mon rythme.

Mon addiction au shopping s’est calmée : tout d’abord, indépendamment de la pandémie, pour économiser pour notre future maison, mais également car passer mes journées enfermées ne me donnait pas envie d’étrenner de nouveaux habits, et ne me faisait pas consommer assez de cosmétiques pour les renouveler.

Mon seul craquage cosmétique

Au tout début du confinement, j’ai juste commandé un baume au miel l’Occitane (besoin de réconfort… très déçue : il ne sent pas le miel) et les bottes Minelli blanches, qui imitent les low boots Isabel Marant portées par Margot Robbie, dans Birds of Prey.

Elles sont belles, je les aime beaucoup, mais je n’ai évidemment pas encore eu l’occasion de les porter « dans la vraie vie ».

Pas d’autre shopping. Je me suis lâchée sur Vinted fin juin, avec la paie, pour de nombreuses pièces Naf Naf d’il y a plusieurs années (avant que la marque ne devienne un ersatz de Mango). J’appelle cette période « le mojo de Naf Naf » : quand leurs stylistes habillaient des princesses urbaines, pas des amazones estivales.

J’ai aussi appris que j’étais plus conciliante que ce que j’imaginais (dur à croire, je sais). Et que je pouvais tout à fait passer six semaines sans exploser de colère à cause d’une personne face à moi (je n’en dirais pas autant des politiciens à la télé…).

J’ai repris le poids que j’avais perdu il y a deux ans. Et que je reperdrai encore. Et que je reprendrai ensuite. Pas à cause de mon alimentation. Mais parce que mon poids est complètement subordonné à ma santé, qui navigue sur des montagnes russes permanentes.

Après le confinement, avec un masque, et loin des autres, même de ma cousine et de son chéri,je suis allée en terrasse avec eux, au Florida, place du Capitole.

La meilleure terrasse de la place du Capitole

Je me languissais de mes proches, de Toulouse, et d’un Spritz au soleil.

Depuis, pour observer la distanciation sociale et protéger nos grands-mères, qu’on veut voir sans les mettre en danger, on sort peu, masqués, et avec mille précautions.

Vivre à deux a pris tout son sens avec ces deux mois de printemps. On est ensemble depuis 15 ans, dont 14 ans de vie commune, mais on s’améliore encore (et on avait pourtant déjà un très bon départ !), et on se découvre toujours.

Je n’en suis pas à espérer un nouveau confinement (même si je parie dessus), mais je sais qu’on le traversera l’esprit serein (et la piscine de la résidence reste pour l’instant ouverte… avec toute la distanciation sociale de rigueur).

Déménagement·Garde-Robe·Lifestyle·Rangement

Ça va déménager !

Après 14 ans de vie commune, trois locations, deux appartements, un dégât des eaux, une maison dans laquelle nous avons passé onze ans, nous entreprenons des démarches pour devenir propriétaires.

Théoriquement (mais c’est 2020, l’année où le réel décide de fracasser tous les projets), on emménagera dans notre future maison. On a déjà signé le compromis de vente, on attend que les propriétaires obtiennent un papier (long à obtenir) de la mairie, pour pouvoir passer à l’étape supérieure.

Alors, pour supporter l’attente, je fais ce que je fais toujours pour raccourcir le temps : je planifie, je dessine des plans, je fais des listes et je commence déjà à m’organiser.

Notre future maison sera un peu plus petite que celle que nous louons actuellement, tout en ayant plus de rangements (plus de couloirs et une buanderie), et en étant plus fonctionnelle (les vitres sont fortement isolées pour une parfaite insonorisation et… la maison a une clim’ ! Vous savez ce que ça représente ? Il fait 36 degrés aujourd’hui à Toulouse, alors, la clim’… c’est vital).

Mais, comme je viens de l’écrire, les pièces seront plus petites. Ce qui crée un important problème de rangement pour mes livres (des centaines) et ma garde-robe (elle se répartit actuellement dans 4 pièces dans toute la maison… sans compter celle de mon mari).

Pour les livres, mon mari et mon songeons à tapisser le moindre centimètre de mur du salon par une bibliothèque sur-mesure (sous-titre : « que nous allons dessiner et construire nous-mêmes « ). Si nous sommes assez astucieux, je suis sûre que nous pouvons créer des rangements suffisants pour caser tous nos ouvrages (et même avoir de la place pour de nouveaux).

Pour ma garde-robe -oups, NOS garde-robes, pardon- il va falloir être beaucoup plus ingénieux. Cette maison a trois chambres : une que nous dédierons à cette fonction, une qui fera office de bureau (jeu de mots involontaire), et un dressing.

Cette pièce sera dans la plus grande chambre, qui a en plus l’avantage d’avoir la plus petite fenêtre (c’est un avantage, car cela laisse plus de surface aux murs pour des meubles et de la décoration).

Pour compenser le manque de luminosité dû à la toute petite fenêtre, je prévois de nombreuses appliques lumineuses encastrées dans un faux plafond… peint en rose très pâle (c’est bon pour le teint).

J’ai commencé à regarder les différentes marques qui proposent des penderies, des armoires, des dressings sur-mesure… rien ne correspond à ce qui nous conviendrait exactement. Donc je pense, là encore, que nous allons aussi créer nous-mêmes ces meubles. Honnêtement, je crois que nous en sommes capables. J’ai déjà testé mes idées sur des applications de design.

Le problème est surtout l’énorme quantité de vêtements, de sacs et de chaussures que je possède. Mon mari (qui, étant impacté dans son espace de vie par ce volume, a son mot à dire) m’encourage à garder mes vêtements : quand j’ai eu mon accident, que je suis devenue handicapée (motricité réduite pour enfiler mes habits) et que j’ai pris du poids il y a 5 ans (à cause du traitement contre l’algodystrophie), il m’a conseillé de tout garder, puisque j’aime mes vêtements. Il m’a aidée à trouver de la place pour les remiser dans nos étagères, sans avoir à m’en défaire. Depuis, j’ai gagné en amplitude de mouvement et j’ai perdu du poids (repris pendant le confinement… ça passera quand je me remettrai à bouger), et je peux reporter certains vêtements auxquels j’avais cru devoir renoncer pour toujours. Quand j’ai pu les remettre, j’ai ressenti une si grande joie, que ma gratitude pour les conseils de mon mari a dépassé tout ce que j’aurais pu imaginer.

J’ai un rapport beaucoup trop affectif à mes vêtements, et mon poids est beaucoup trop fluctuant (je prends et je perds facilement, et mes problèmes de santé jouent beaucoup… et ils sont nombreux ) pour avoir la certitude de ne plus jamais porter mes habits. Idem pour mes chaussures : parfois, j’ai besoin de porter des souliers plats et fonctionnels, parfois, j’ai envie de me percher sur de très hauts talons, et il y a des jours où je ressens le besoin de nicher mes pieds dans mes DrMartens du collège. (Et je suis aussi parfois pieds nus toute la journée… ça me simplifierait grandement le dressing si ça pouvait être quotidien !)

Bref, de même que je ne peux pas me séparer d’un seul livre (des extensions de mon âme, comme mon piano), je ne peux pas renoncer à la moindre pièce de ma garde-robe (j’ai même racheté sur Vinted des pièces que j’avais données à Emmaüs, pour faire de la place, il y a 7 ans).

Donc le seul moyen de résoudre le problème « autant d’affaires, moins de surface au sol » est de créer des rangements extrêmement efficaces (et jolis, mais ce sera le thème d’un autre post).

Quand notre projet d’aménagement sera plus avancé, je vous promets de vous raconter toutes les astuces qu’on aura déployées pour faire plier les contraintes de la réalité (mon habitude… ça marche très bien si on est têtue et extrêmement résolue).

Disneyland·Style·Pop culture·Disneybound

Disneybound

« Disneybound » ? Serait-ce… un nouveau parc ? Une maladie de fan Disney ?

Pas du tout ! Le Disneybound est le fait de s’habiller de façon « civile » (ce n’est pas un déguisement ni un cosplay) à la façon d’un personnage Disney.

Pour ce faire, comme ces héros portent souvent les mêmes habits pendant tout leur long-métrage (les personnages Disney et l’hygiène, ça fait 12), le Disneybound (la tenue inspirée du personnage) se basera sur le code couleur de ce personnage.

Par exemple, ma tenue ci-dessous est un Disneybound de Cendrillon : comme cette princesse dans sa tenue de bal, je porte du bleu ciel, de l’argenté, l’encolure du plastron de la robe évoque l’encolure en cœur de sa robe, mes boucles (imperceptibles ici) arborent des petites souris, des citrouilles et des pantoufles de verre, et mon sac rappelle son carrosse (parce que c’est bel et bien son carrosse).

Disneybound Cendrillon :
Robe The Dress Shop par ShopDisney, boléro Cache-Cache, sac Danielle Nicole, béret, bijoux, bottines et veste AliExpress.

Car les accessoires peuvent faire la différence entre une tenue lambda et un Disneybound, ou un Disneybound d’Elsa (bleu ciel) et de Cendrillon (bleu ciel) et d’Alice (bleu ciel). (Le bleu ciel de la Vierge ne cesse d’influencer l’iconographie féminine de la pop culture.)

Des sacs en forme d’objets ou d’animaux-mascottes des personnages, des bijoux qui reproduisent ceux des héros, des impressions qui reprennent les logos ou les slogans des films… autant de rappels plus ou moins subtils qui permettent d’identifier du premier coup d’oeil qui est Disneyboundé (ou boundé).

Parmi les marques d’accessoires Disney les plus faciles à trouver, il y a :

  • Danielle Nicole Handbags (sacs)
  • Loungefly (sacs)
  • Disneyland avec The Dress Shop (la section consacrée aux robes de ShopDisney US, avec des robes aux imprimés qui rappellent les attractions et les films Disney)
  • EMP (boutique en ligne qui déborde de produits dérivés : sacs, vêtements, bijoux, accessoires…)
  • AliExpress (je ferai un article sur le shopping sur ce site)
  • Irregular Choice (une à deux collections annuelles consacrées à Disney : des sacs, des chaussures et des collants)

On peut aussi bounder une attraction (Phantom Manor sur la deuxième photo), un film (par exemple, en reprenant les couleurs du logo du film).

Bien bounder un personnage demande de garder à l’esprit que ce n’est pas un déguisement, et qu’on crée une tenue à part entière. Le Disneybound doit se faire avec style et vraiment passer pour une tenue que vous pouvez porter tous les jours (et oui, je peux me vêtir ainsi, même en-dehors de Disneyland).

Il est facile de Disneybounder un personnage si notre tenue reprend les couleurs des vêtements au même niveau de la silhouette.

Disneybound Blanche-Neige :
Cardigan Elhoffer Design, sac Danielle Nicole, jupe Amazon, escarpins Irregular Choice, serre-tête AliExpress, mug Disneyland Paris

J’ai choisi cette tenue, car elle reprend exactement le code couleur de celle de Blanche-Neige, avec les couleurs placées là où la tenue de la princesse les arbore aussi.

Dans cette tenue, mon cardigan a des manches ballon, comme celles de l’héroïne. Quand les détails qui signent une tenue sont repris dans celle que vous créez, votre Disneybound devient plus lisible.

Pour autant, on n’est pas obligé de mettre des vêtements coupés comme ceux du personnage : il faut rester fidèle à son propre style.

Disneybound Robin des bois :
Cardigan et ceinture Banned Retro, sac, escarpins et béret AliExpress, robe BellePoque, jupons Flora

Je ne mettrai pas de petite tunique ou de chapeau à plume rouge comme le fameux renard, mais je reste fidèle à mon style très féminin et souvent rétro.

Le Disneybound a été créé par des adultes qui, frustrés par l’interdiction de se déguiser dans les parcs Disney (sauf pour Halloween), ont décidé de contourner cet interdit en portant des tenues « inspirées » de leurs héros.

Cette interdiction est destinée à éviter le « bad show », une mauvaise impression sur les guests (les visiteurs des parcs) : si un visiteur déguisé en prince se met à fumer ou qu’une visiteuse déguisée en sorcière commence à embrasser son mari (déguisé en prince, justement), les enfants ne comprendront pas que ce ne sont pas les « vrais », et se demanderont pourquoi le Prince de Blanche-Neige roule des pelles à la Méchante Reine (mais perso, j’adorerais voir ça).

Une bloggeuse, Leslie Kay, crée, au début des années 2010 (cette datation est trop bizarre), un Tumblr baptisé « Disneybound » : « lié à Disney ». Petit à petit, des photos de guests (visiteurs des parcs) apparaissent dans ses posts : ils arborent ces tenues inspirées des personnages Disney.

C’est le début d’une vraie tendance chez les fans Disney.

De mon côté, hormis pour fantasmer sur des guests créant des couples Disney improbables, j’adore le Disneybound car j’ai toujours aimé me vêtir de façon théâtrale. J’aime les tenues qui racontent une histoire, et qui créent une impression.

Depuis longtemps, les petites filles me regardent parfois avec émerveillement, et me demandent alors si je suis une princesse. C’est systématiquement une joie immense. Et, quand je vais voir mes petits neveux, je prends un soin tout particulier à porter des habits et des accessoires qui évoquent les contes de fées. J’aime tellement leur excitation quand ils me demandent de déballer ma valise, leurs exclamations devant les parapluies à froufrous et mes souliers à paillettes !

Et leur attente au pied de l’escalier, pour découvrir ma tenue du jour…

Alors, avoir l’opportunité d’arborer des tenues à l’image des héros avec lesquels j’ai grandi… c’est comme traverser le grand écran !

Et avoir la contrainte de suivre l’esthétique d’un personnage tout en respectant mon budget est une formidable occasion d’être créative.

Disneybound Te Fiti (Vaïana) :
Robe Naf Naf – cardigan Amazon – couronne de fleurs AliExpress

Le thème de ce jour-là était le vert : j’ai tout simplement ouvert mes armoires et me suis demandé quels personnages « verts » Disney correspondaient à mes vêtements de cette couleur.

Pour m’aider, j’ai tapé dans mon moteur de recherche « disney green character », j’ai regardé les images des résultats : parmi eux, il y avait la déesse Te Fiti, que je n’avais jamais boundée, et dont l’allure verte, ruisselante de végétation, évoquait cette robe de soirée en dentelle à volants.

Et mon choix était fait !

Il y a de nombreux montages d’images de personnages Disney par thèmes (couleur dominante, style, espèce -sirène, poisson, oiseau…- caractère -gentil, méchant…) qui peuvent vous aider à trouver quel personnage bounder à partir de votre garde-robe.

Essayez de toujours partir du contenu de votre armoire (il faut bien la connaître) pour choisir votre personnage.

Parce que le Disneybound encourage vivement ses adeptes à ne pas se ruiner, mais à suivre son budget, en étant inventif (j’avoue qu’avoir une garde-robe vaste et variée aide beaucoup).

Disneybound Syrena (Pirates des Caraïbes 4) :
Chemise Armand Thiery Homme

Le 1er mai, le thème était bien sûr « mermaid » (car mai est le « mermay » sur Instagram). Je n’avais absolument pas envie de refaire un énième Disneybound d’Ariel, les sirènes de Peter Pan sont difficilement identifiables… il ne restait que cette navrante Syrena (cette gêne). Syrena, son air de victime, sa chemise blanche du missionnaire, et sa position facile à imiter… donc j’emprunte la chemise de mon mari, je me mouille les cheveux (inutile : il pleuvait des cordes), et je reproduis la posture et l’expression de Syrena-la-gênante.

Disneybound de Donald :
Marinière et short AliExpress, salomés New Look, noeud Bijou Brigitte

Pendant le confinement, il y a donc eu de nombreux challenges Instagram consacrés au Disneybound. Chaque jour, un thème était imposé, et y participer m’a énormément apporté.

Ci-dessus, mon premier Disneybound du confinement. Participer quotidiennement aux challenges pendant deux mois m’a donné un rythme, m’a incité à prendre soin de moi, à m’organiser pour planifier mes tenues et à choisir mes personnages en avance, et m’a permis d’avoir des interactions quotidiennes avec des personnes, avec qui on ne parlait pas du coronavirus ou du confinement, mais qui m’émerveillaient par leur style et leur inventivité.

Être Disneybounder, c’est faire partie d’une communauté de gens du monde entier, gentils, passionnés, créatifs, ouverts, et extrêmement stylés. Il y a des pin-ups, des punks, des personnes classiques, des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, des gender fluids, des peaux de toutes les couleurs, des gens de tous les métiers. Certains boundent par amour du style, d’autres pour se sentir plus près des parcs, les uns, pour s’évader, les autres, pour s’accepter.

Au quotidien, même sans challenge, il m’arrive de Disneybounder, pour le plaisir secret de me promener en étant vêtue à la façon d’un personnage Disney, sans que personne autour de moi ne s’en doute.

Disneybound Gaby Gaby (Toy Story 4) :
Col claudine New Look, Socquettes AliExpress, escarpins Primark, robe BellePoque (je l’ai en plusieurs couleurs), ceinture Banned (idem)

J’ai porté cette tenue pour aller en centre-ville. Plusieurs personnes m’ont complimentée, mais personne n’a fait le rapprochement avec la poupée de Pixar. Parce que le Disneybound a beau être un grand phénomène dans la communauté Disney, il reste totalement inconnu du grand public.

J’aime évidemment encore plus faire des Disneybounds pour aller à Disneyland. Je prépare alors ces tenues longtemps en avance. Le but est de rester fidèle à mon style, tout en évoquant clairement ce que je bounde, et… (le plus compliqué)… en supportant toutes les contraintes liées à une journée (ou plusieurs) à Disneyland.

Lesquelles ? Mais vous verrez bien lors d’un prochain post, voyons !

Disneyland

Réouverture de Disneyland Paris

Le 16 mars 2020, pour la troisième fois de son histoire (la première date de 1999, à cause d’une terrible tempête ; la deuxième, en 2015, à cause des attentats du 13 novembre), Disneyland Paris fermait ses portes à cause du coronavirus.

Les fans étaient partagés entre soulagement -les visiteurs (les « guests », en langage Disneyland) et les employés du parc (« cas members » ou « CM » dans le même lexique) ne seraient pas exposés au virus- et tristesse : impossible de se rendre dans leur parc favori… pour une durée indéterminée.

Au fil des semaines, le confinement se prolongeant, les rumeurs autour de Disneyland s’emballèrent : le parc ne réouvrirait pas avant 2021, le parc réouvrirait en septembre 2020, les attractions ne fonctionneraient qu’à moitié de leur capacité…

Puis Disneyland annonça enfin sa date de réouverture officielle : le 15 juillet.

Soit 4 mois après sa fermeture.

Tous les fans, en manque, mais soulagés par cette nouvelle -il ne faudrait pas attendre jusqu’à 2021 !- découvrirent graduellement les conditions de réouverture, distillées au compte-goutte par le site officiel, les InsidEars (bloggers officiels Disneyland), les forums…

Ces contraintes, destinées à permettre une réouverture tout en limitant les risques de contagion , échaudèrent de nombreux visiteurs potentiels :

  • port du masque obligatoire absolument partout (sauf pour manger… évidemment !) à partir de 11 ans.
  • capacité des restaurants diminuée, au profit d’aires de pique-nique (en espérant que le soleil soit présent… mais pas les guêpes !).
  • diminution du nombre de visiteurs quotidiens (25 000 pour les 2 parcs au lieu des 27 000 habituels).
  • réservation datée obligatoire pour tous les visiteurs, même les détenteurs de Pass (les nouveaux Passeports).
  • réservation des billets Privilèges (les billets avec une réduction pour les accompagnateurs de détenteurs de Pass) possible uniquement à partir du 8 juillet pour 15 jours après (j’essaie de les appeler depuis ce matin 9h, à l’ouverture -j’en suis à ma 54ème tentative- et personne ne répond : soit le numéro raccroche, soit j’ai le plaisir d’écouter 3 minutes de message d’accueil payant, qui m’annonce ensuite qu’il y a trop d’appels et raccroche automatiquement… hum ! Franchement, c’est super décevant).
  • hôtels fermés, sauf le Newport Bay Club (le Cheyenne réouvrira le 20 juillet, le Santa Fe, le 3 août, et mon préféré, le Disneyland Hotel, le 7 septembre.
  • annulation d’Illuminations, des Parades, des Meet’n Greets (les rencontres avec les personnages, comme au Pavillon des Princesses), de spectacles comme Stunt Show, afin de limiter les rassemblements et les attroupements.
  • aucune vente de billet sur le parc (il aurait donc été judicieux que le site de Disneyland ne plante pas en boucle, et que la centrale de réservation soit joignable par téléphone).
  • marquage au sol pour matérialiser la distanciation sociale.
  • suppression des fast pass et des queues single riders.
  • fermeture des piscines des hôtels.

Les 13 et 14 juillet, les détenteurs de Pass Infinity et les InsidEars auront accès, en exclusivité, au Parc, pour vivre sa réouverture, en avant-première. J’avoue que je les envierais presque… si ce n’est qu’ils vont servir de cobayes -même si ce n’est pas la démarche- pour rôder les restrictions sanitaires inhérentes à la réouverture.

Je pense que les visiteurs potentiels vont être refroidis -si j’ose dire- par la perspective de porter un masque toute la journée en plein été et dans un lieu propice aux photos (faire des selfies devant le château va être très folklo), par toutes les règles à respecter, le nombre de divertissements annulés, d’agréments supprimés, et par l’obligation d’être munis d’un billet daté.

Je ne crois pas, en revanche, que la peur du coronavirus sera un obstacle : les gens (il suffit de voir les quais et les terrasses où des inconnus non masqués se coudoient) ne redoutent plus la contagion. Ils craignent beaucoup plus d’être contraints de porter un masque toute la journée.

Évidemment, si c’est juste pour un loisir -Disneyland- et que le port du masque leur est insupportable, je comprends qu’ils évitent le parc pour l’instant (et tant mieux !).

Et moi ? (Oui, le but de ce blog n’est absolument pas de vous raconter ce que vous pourriez trouver sur un journal ou un site officiel.) Eh bien, il faut partir du principe que j’ai l’esprit de contradiction.

Habituellement, nous partons à Disneyland deux fois dans l’année : trois jours pour Halloween, trois ou quatre jours pour Noël ou la Saint Sylvestre.

Je ne suis plus retournée à Disneyland au printemps ou en été depuis juillet 2005. Mais, lorsqu’en avril, les articles ont commencé à pleuvoir comme des giboulées pour annoncer que le parc ne réouvrirait qu’en 2021, j’ai tout à coup ressenti le besoin impérieux de me retrouver dans Main Street, un cookie Mickey géant à la main, avec un FastPass pour Buzz Lightyear.

Privez-moi de quelque chose, et je ferai tout pour l’obtenir. À ce niveau-là, j’ai l’âge mental d’un enfant qui n’a pas connu l’apprentissage de la frustration (et pourtant, je l’ai bien accomplie !).

Donc je commence à imaginer quand je pourrai y retourner, pour quelle occasion, quelles tenues (très très important !) je porterai… je fais des listes. Mais je n’ai toujours aucune idée de la date éventuelle d’une réouverture.

Enfin, le 15 juillet est annoncé ! Finalement, je n’aurai pas à attendre jusqu’en 2021. Mais il est hors de question d’attendre Halloween -octobre- parce que je suis sûre qu’on va de nouveau subir des restrictions dans notre liberté de déplacement en automne -probablement à la Toussaint.

Donc, tant que le parc est ouvert, je décide d’en profiter. Parce que le coronavirus a bien montré que toutes les libertés qu’on tient pour acquises peuvent nous être retirées brusquement.

Nous avions aussi décidé qu’à la fin du confinement, nous monterions en Normandie voir ma belle-famille. Donc ce séjour normand est l’opportunité de passer par le parc avant de poser nos valises chez mes beaux-parents.

Mais c’est en voulant organiser notre séjour à Disneyland que les complications se sont amoncelées…

Au début, le projet était idyllique : mon mari m’offre un nouveau Pass Infinity (mon précédent expirait en février, et, sentant les ennuis dus au coronavirus arriver, je ne l’avais pas renouvelé), et bloque trois jours de congés, réserve un hôtel à proximité, pour profiter tranquillement des parcs, sans se presser (trois jours avec moins de monde, les masques qui entravent la respiration, pas de parade, pas de spectacles, pas de personnages : l’occasion de vivre le parc en rythme doux).

Donc ça s’annonce bien.

Bien sûr que ce serait trop facile.

Pour éclaircir un point de détail, je passe un coup de fil à Disneyland, le 30 juin, et là, c’est la dégringolade :

  • le bureau des Pass Annuel ne réouvre pas avant début juillet (donc même avec un dossier complet, je risque de ne pas recevoir mon Pass à temps pour le dates que nous avons prévues).
  • les billets Privilèges (ils coûtent 60% du vrai prix d’entrée et ne sont délivrés que pour les accompagnateurs d’un détenteur de Pass) ne seront en vente qu’à partir du 8 juillet et ne seront valables que 15 jours ouvrés après au plus tôt, soit le 23 juillet (presque le jour où on prévoit d’y être).
  • aucune réponse par mail de la conciergerie des Pass Infinity (mails envoyés il y a une semaine avec relance).
  • site Disneyland Paris qui plante sur tous les navigateurs.
  • conciergerie des Pass Infinity absolument injoignable le 8 juillet (aujourd’hui) pour acheter ces billets Privilèges : on fait comment pour les avoir dans les 15 jours ouvrés avant la date d’arrivée, si les délais sont gaspillés par un standard téléphonique saturé ?

J’en profite pour préciser qu’au moment d’acheter le Pass Infinity sur le site officiel de Disneyland Paris, il n’y avait écrit nulle part que le bureau chargé de délivrer les Pass ne réouvrirait pas avant début juillet, ni que les Billets Privilège (ce aussi pourquoi ont avait choisi le Pass Infinity) ne seraient plus disponibles que 15 jours minimum en avance, et pas avant le 24 juillet… je crois qu’on aurait posé d’autre dates de congés, et on n’aurait pas du tout planifié de rendre visite à des amis parisiens, la veille de notre séjour à Disneyland. Toutes nos vacances (personnes à voir, lieux où séjourner, dates des congés, déplacements…) ont été subordonnés au fait que le Pass Infinity ne s’appelle pas le Pass Restrictivity.

Et je me disais que les cafouillages liés à la réouverture n’impacteraient pas les ventes. Parce qu’après 4 mois de pertes et de fermeture, il n’est absolument pas dans l’intérêt de Disneyland de rater des ventes.

À moins que Disneyland se prenne pour Greta Garbo : inaccessible, incompréhensible, et donc désirable, parce que tous ses visiteurs seraient tout aussi rétifs que moi à la frustration.

Comment ça… je ne suis pas la seule à être sceptique ?

Vie du Blog

C’est reparti !

Bienvenus à tous !

Je blogge depuis 2005, sous divers pseudos, sur différentes plateformes. Après un hiatus dû à un harcèlement sur internet, je reviens.

Vous me connaissez peut-être grâce à mon compte Instagram, où je partage déjà mon engouement pour Disneyland.

Ici, j’espère réussir à vous transmettre ma passion pour le parc, mes astuces pour réussir votre séjour, mais aussi mon engouement pour le Disneybound (le quoi ??? Patience, je vous révèlerai bientôt tout !), le style en général, Harley Quinn, mes recettes préférées, mes voyages, et tous les préparatifs de mon déménagement.

En tant que Toulousaine fière et passionnée par sa belle ville rose, je vais aussi vous en faire découvrir les meilleures adresses, qu’elles soient culturelles ou gastronomiques.

J’espère vraiment que cet espace sera un lieu de bienveillance et de gentillesse, sincère et accueillant.

Encore bienvenue à tous, et pour longtemps !